Genève, 20/03/2002 (Agence Europe) - Le Haut Représentant pour la PESC Javier Solana a, en intervenant le 19 mars, à Genève, au nom de l'UE, à la 58ème session de la Commission des droits de l'homme des Nations Unies, souligné l'accent mis par l'Union européenne sur la prévention des conflits et la gestion des crises, l'atténuation de la pauvreté et une politique "d'engagement et de dialogue", et les actions concrètes dans ces trois domaines par lesquelles elle contribue à consolider les droits de l'homme. L'Union entend agir, dans ce contexte, conformément aux principes et objectifs de la Charte de l'ONU, a-t-il tenu à rappeler, et il s'est exclamé: "Je ne m'excuserai pas pour le temps, l'énergie et les ressources que l'UE - et moi personnellement -avons consacrés aux efforts pour gérer les crises et éviter les conflits ou y mettre fin, que ce soit dans les Balkans, au Moyen-Orient ou en Afrique". A propos du Proche-Orient, M. Solana a demandé en particulier que tous répondent , "immédiatement et inconditionnellement" à l'appel de la Résolution 1397 du Conseil de sécurité à respecter "les normes universellement acceptées du droit humanitaire international". A l'ère de la mondialisation, nous devons utiliser pleinement les institutions mondiales nous permettant de promouvoir le respect du droit international, a-t-il souligné, en citant la Cour pénale internationale et en affirmant que l'engagement en faveur d'un véritable multilatéralisme est "la manière la plus sûre de convaincre même les plus faibles et les plus pauvres que leur voix sera entendue, que leurs droits seront protégés". "Plus que jamais, l'UE place les droits de l'homme au coeur de ses relations internationales, et plus que jamais, nous développons les capacités opérationnelles pour défendre ces droits lorsqu'ils sont menacés", a-t-il conclu.