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Bulletin Quotidien Europe N° 8174
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/acp

Ouverture de la quatrième session plénière de l'Assemblée parlementaire paritaire à Cape Town

Cape Town, 18/03/2002 (Agence Europe) - La quatrième session plénière de l'Assemblée parlementaire paritaire ACP-UE, qui regroupe une délégation de 77 députés européens et un représentant pour chacun des 77 pays d'Afrique, de la Caraïbe et du Pacifique signataires de l'Accord de Cotonou, s'est ouverte lundi à Cape Town en l'absence du Commissaire Poul Nielson qui participe cette semaine à la Conférence internationale de Monterrey sur le financement du développement. La séance solennelle a permis aux deux coprésidents de l'Assemblée de rappeler les principaux défis que doivent relever les pays ACP et l'Union européenne dans le cadre de leur nouveau partenariat.

Adrien Houngbedji, coprésident ACP et président de l'Assemblée nationale du Bénin, a regretté le retard accumulé par les Etats membres de l'UE dans la ratification de l'Accord de Cotonou signé en juin 2000. La lenteur avec laquelle les pays de l'UE progressent dans ce processus de ratification a été largement critiquée par presque tous les intervenants, dont Mme Kinnock. EUROPE rappelle que seulement quatre Etats membres (Danemark, Royaume-Uni, Suède et Finlande) ont ratifié l'accord et que le Parlement européen a lui aussi déploré cette situation en adoptant la semaine dernière le rapport Carlotti (voir EUROPE du 9 mars, p.14). M. Houngbedji a souhaité que la Conférence de Monterrey permettra d'obtenir un nouvel engagement des pays industrialisés à consacrer une part effectivement importante de leur PNB à l'aide publique au développement après leur échec à atteindre les 0,7% promis dix ans plus tôt à Rio. Evoquant la mondialisation, il a souligné que celle-ci ne doit pas marginaliser encore plus les pays en voie de développement et il a estimé que l'initiative "Tout sauf les armes" de l'UE et l'évolution politique importante observée à Doha constituent de ce point de vue des "signaux encourageants". Il faut maintenant concrétiser ces déclarations en renforçant les capacités de négociation des pays en développement, a-t-il ajouté.

La nouvelle coprésidente européenne, Glenys Kinnock (travailliste britannique), a estimé que l'Assemblée parlementaire doit devenir le "bras démocratique" de la coopération ACP-UE et que les membres devraient donc travailler dans un même esprit, "être du même côté" pour défendre les droits fondamentaux et lutter contre les inégalités. Comme M. Houngbedji, elle a souhaité que l'Assemblée puisse adopter encore cette semaine une position commune -sous la forme d'une déclaration- sur les futures négociations commerciales UE-ACP. Dans ce contexte, elle a souligné que les Etats de l'UE doivent mettre leurs discours en pratique et ouvrir leurs marchés agricoles. Mme Kinnock a aussi affirmé que l'Union doit faire tout son possible pour soutenir la nouvelle initiative pour l'Afrique (NEPAD).

Le vice-président de la République d'Afrique du Sud, Jacob Zuma a rappelé les grands rendez-vous de cette année: la Conférence de Monterrey et le Sommet mondial de Johannesburg en août prochain. Il en attend des mesures concrètes pour l'aide financière mais aussi pour le renforcement du développement durable. M. Zuma s'est montré résolument optimiste pour l'avenir de l'Afrique en évoquant un "continent d'espoir, et allant dans la bonne direction, vers le développement durable, la paix, la stabilité, la démocratie et la bonne gouvernance". Selon lui, les dirigeants politiques sont désormais prêts à discuter des questions sensibles, comme en témoigne la décision de l'OUA de ne pas reconnaître les nouveaux dictateurs militaires. La résolution des conflits sur le continent est désormais prise avec sérieux et il est nécessaire de revoir le principe de non-ingérence, a-t-il dit avant de rappeler que son pays accueillera en juillet prochain la rencontre inaugurale de la nouvelle Union africaine.

Le secrétaire d'Etat espagnol aux Affaires européennes, Ramon de Miguel, qui intervenait en qualité de président du Conseil de l'UE, a salué les réalisations démocratiques en Afrique du Sud et il a parlé d'un "exemple remarquable" dont d'autres pays devraient s'inspirer. Evoquant les craintes que suscite la mondialisation, il a dit qu'un "pacte planétaire s'impose pour préparer un monde meilleur, fondé sur plus de justice et de solidarité". Pour M. de Miguel, "les avantages du commerce sont évidents" et "Doha a fait naître de nouveaux espoirs". Dans ce contexte, il a insisté sur la nécessité de faire de la nouvelle série de négociations des "accords de partenariat économique", qui doit être lancée le 27 septembre 2002, une réussite. M. de Miguel a aussi évoqué les priorités de l'UE en matière de démocratie, de consolidation de l'Etat de droit, d'éducation et de santé.

S'exprimant au nom du président du Conseil ACP, l'ambassadeur nigérian Gabriel S. Ankunwafor a affirmé que les ACP sont optimistes quant à l'amélioration de l'efficacité de l'aide au travers de la décentralisation des mécanismes et du rôle accru des délégations de la Commission, mais il s'est déclaré préoccupé par les décisions qui visent à fermer certaines délégations. Tout en plaidant pour un renforcement du dialogue politique, il a regretté que celui-ci s'apparente plus à un procès qu'à un échange franc et ouvert entre partenaires.

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