Barcelone, 15/03/2002 (Agence Europe) - Les leaders socialistes et sociaux-démocrates européens réunis jeudi soir à Barcelone avant le Conseil européen ont réaffirmé la nécessité de maintenir le modèle social européen et se sont prononcés pour des réformes structurelles et une libéralisation dont bénéficient les consommateurs, et pas seulement les grandes entreprises. C'est ce qu'a dit en particulier le président du groupe socialiste au Parlement européen, Enrique Baron, alors que le Président du PSOE, José Luis Zapatero, a reproché au Premier ministre espagnol, José Maria Aznar, de « fausser le débat » sur la libéralisation des marchés de l'énergie parce qu'il « demande aux autres quelque chose qu'il ne fait pas » lui-même, parce que le secteur électrique en Espagne est « concentré en peu de mains », sans aucune concurrence. M. Zapatero a insisté sur l'objectif du plein emploi, « avec des emplois de qualité », et a souhaité que l'UE atteigne son objectif d'une aide au développement de 0,39% du PIB avant 2006. (Le ministre belge des Finances, Didier Reynders, a dit à quelques journalistes, à Barcelone, que les perspectives pour Monterrey ne sont pas bonnes: si nous allons de ce pas, nous atteindrons une aide au développement de 0,7% du PIB en 2050 !, a-t-il ironisé).
Le Sommet des socialistes a été suivi par un dîner auquel ont participé, outre le Président du Parti des Socialistes européens (PSE) Robin Cook et José Luis Zapatero, les chefs des gouvernement Tony Blair, Antonio Guterres (qui participait à son dernier Conseil européen, puisqu'il n'est pas tête de liste des socialistes portugais aux élections générales de dimanche prochain), Wim Kok, Paavo Lipponen et Göran Persson, ainsi que le Haut Représentant pour la PESC/Secrétaire général du Conseil Javier Solana.