Bruxelles, 01/03/2002 (Agence Europe) - Le représentant du gouvernement autrichien à la Convention sur l'avenir de l'Europe, Hannes Farnleitner, s'est dit "soulagé", devant quelques journalistes, de constater que, malgré les craintes initiales, la Convention aura "un règlement qui mérite son nom" (voir EUROPE d'hier, p.5). L'ancien ministre de l'Economie est enchanté de la phase de "brainstorming" qui va s'ouvrir, et aussi du bon accueil réservé à sa suggestion de mettre en place aussi rapidement que possible des groupes de travail, surtout sur les question qui font l'objet de "dissentiments". De préférence, la présidence de ces groupes devrait être exercée par des délégués venant de pays qui ne sont pas représentés au présidium, a-t-il souligné. Sur le fond, M. Farnleitner estime que le Conseil ne devrait pas être affaibli; certaines réflexions vont aussi dans le sens du renforcement de la Commission, mais celle-ci devrait peut-être renoncer à son monopole d'initiative, a-t-il ajouté en demandant: pourquoi le Parlement européen n'aurait-il pas ce droit?
Le député européen (ÖVP) Reinhard Rack, membre de la Convention, a parlé pour sa part de "volte-face, presque à la dernière minute", de Valéry Giscard d'Estaing, qui, dit-il, s'est présenté à la Convention comme son "serviteur", et pas comme présent "autocratique".