Bruxelles, 01/03/2002 (Agence Europe) - A la veille de la session inaugurale de la Convention européenne, la représentante du Premier ministre finlandais, Teija Tiilikainen, a exprimé, devant un groupe de journalistes, ses attentes et sa conception des travaux. Elle a souligné la nécessité d'être à l'écoute des citoyens et de lancer le débat à partir de leurs préoccupations. "Il s'agit de construire le futur et non de codifier le passé comme cela était le cas dans la précédente Convention" (pour la Charte des droits fondamentaux: NDLR), a-t-elle constaté en plaidant pour un débat ouvert où tous les sujets pourront être abordés. Interrogée sur différents aspects de la réforme, elle a souhaité que des confrontations entre grands et petits pays ne se répètent pas et surtout que l'on puisse éviter de reproduire un type de débat sur des positions nationales qui empoisonnent habituellement les conférences intergouvernementales. Adoptant une approche très pragmatique, Mme Tiilikainen a aussi estimé que: - dans certains cas, l'intergouvernemental est nécessaire, parce qu'il reflète la construction historique de l'Europe, mais qu'il faut étendre la méthode communautaire; - avant de se prononcer sur un élément ou un autre, il faudra analyser chaque modification institutionnelle dans le cadre de la réforme générale de la structure.