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Bulletin Quotidien Europe N° 8155
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/etats-unis

Peter Carl ne craint pas une guerre commerciale

Bruxelles, 20/02/2002 (Agence Europe) - Il n'y a aucune raison d'appréhender une guerre commerciale à outrance ou une détérioration du partenariat stratégico-militaire entre l'Union et les Etats-Unis, malgré la multiplication de frictions et différends qui n'ont rien de « trivial » entre les deux rives de l'Atlantique, a indiqué en substance Peter Carl, directeur général pour le commerce à la Commission européenne, lors d'une intervention mardi devant l'Assemblée parlementaire de l'OTAN. Il n'empêche, a-t-il ajouté, que l'un et l'autre peuvent mieux faire pour tenter de régler leurs différends avant d'en venir à un arbitrage multilatéral et, faute d'y parvenir, pour mettre dûment en oeuvre les verdicts contraignants de l'Organisation mondiale du commerce (OMC).

Les différends transatlantiques, dont l'enjeu est souvent lié à des problématiques « authentiques, politiquement épineuses et culturelles », concernent « les moyens d'existence de milliers de personnes et, dans le climat économique actuel, certaines d'entre elles risquent d'empirer », estime M.Carl. Sans omettre de rappeler que le commerce transatlantique reste à 99% indemne de tout trouble, il explique son pronostic rassurant par le fait que: - les économies européenne et américaine sont profondément entrelacées, en citant l'exemple probant de l'avionneur européen Airbus dont les fournitures sont à 40% d'origine américaine (en valeur) ; - les deux marchés dépendent fortement du commerce et de l'investissement, si bien qu'une guerre commerciale « reviendrait, non pas à se tirer dans les pattes, mais à se tirer des balles dans nos propres têtes »: - avec près de 40% du commerce mondial entre leurs mains, l'UE et les Etats-Unis ont acquis des droits dans le système actuel, qui leur confèrent une puissance de levier considérable, aussi bien au plan multilatéral que bilatéral ; - l'héritage culturel et historique qu'ils partagent leur permet de se comprendre et, pour certains aspects, d'enregistrer des évolutions sociétales similaires (préoccupations pour l'environnement, les normes du travail, la mondialisation, etc.). Et, d'après lui, tant que les partenaires continuent de se focaliser sur l'essentiel, sur les visions et objectifs qu'ils partagent, leur relation est tout à fait à même de survivre à des tempêtes, occasionnelles et inévitables. Ils n'ont d'ailleurs guère le choix car, poursuit-il, la sécurité dépend de plus en plus de leur capacité à développer un équilibre économique multipolaire, qui constitue un facteur puissant de pacification et l'un des principaux vecteurs pour une action massive en vue de réduire la fracture Nord-Sud. M.Carl a cependant le sentiment que l'Europe prête davantage d'importance à cet objectif, essentiel pour atténuer l'une des causes premières de nombreux conflits ou problèmes à travers le monde, que ne le font les Etats-Unis - et « pas seulement dans sa rhétorique » car les faits concrets et les chiffres en témoignent, a-t-il dit.

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