Bruxelles, 13/12/2001 (Agence Europe) - Les représentants des églises d'Europe ont exprimé eux aussi leurs attentes aux chefs d'Etat et de gouvernement qui se réuniront à Laeken.
Ainsi, la COMECE (Commission des Episcopats de la Communauté européenne) présidée par Mgr Homeyer, évêque de Hildesheim, a publié une déclaration intitulée Promouvoir la confiance des citoyens dans l'avenir de l'Europe dans laquelle elle réitère son soutien au processus d'intégration européenne qui, dit-elle, a comme premier objectif de «servir le bien commun de tous afin de garantir la justice et l'harmonie », selon les paroles prononcées par le pape Jean-Paul II » en octobre 1983 devant des parlementaires européens. Les évêques affirment par ailleurs que la future Convention devra être guidée par les principes de « la centralité de la personne humaine, la solidarité, la subsidiarité et la transparence », et que, pour réussir, « la Convention doit engager les citoyens de l'Union européenne au niveau local » (ce qui signifie que le rôle de la société civile dans le travail de la Convention "doit être clairement défini »). Les Eglises et les communautés religieuse « désirent apporter une contribution spécifique à ce processus », souligne la déclaration, en notant que le futur élargissement de l'UE accentuera la nécessité de « promouvoir le « dialogue et la réconciliation entre les peuples d'Europe ». La COMECE, d'ailleurs, a invité les Conférences épiscopales des pays candidats à réfléchir sur l'avenir de l'Europe, et « cette déclaration reflète leurs discussions et échanges», précisent les évêques.
Par ailleurs, Keith Jenkins, Directeur de la Commission Eglise et Société de la Conférence des Eglises européennes (CEC), a écrit à Guy Verhofstadt en identifiant les défis majeurs auxquels devraient s'attaquer la Convention et la CIG, à savoir: - juger les réformes institutionnelles en fonction de leur contribution à la justice, à la paix, à la durabilité et à la réconciliation ; - prendre en considération aussi les « besoins et traditions » des futurs Etats membres ; - préserver la diversité, avec une « large mesure de solidarité » pour aider les citoyens des futurs Etats membres à surmonter leurs « anxiétés » ; - étendre aux futurs Etats membres les principes de « solidarité et de communauté qui constituent la base du modèle social européen » ; - assurer que l'Europe exerce sa responsabilité globale en gardant la cohérence avec ses valeurs.