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Bulletin Quotidien Europe N° 8087
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/sommets separes/autriche

M. Schüssel fait une démarche auprès de M.Verhofstadt au nom des huit pays exclus du sommet de Londres et demande des normes de sécurité européennes pour les centrales nucléaires

Bruxelles, 08/11/2001 (Agence Europe) - Le chancelier autrichien, Wolfgang Schüssel, a présenté le 8 novembre à Bruxelles au Président du Conseil européen Guy Verhofstadt une démarche commune des huit gouvernements de l'UE qui n'étaient pas invités au sommet de Londres du 4 novembre (outre l'Autriche, la Suède, la Finlande, l'Irlande, le Luxembourg, le Danemark, la Grèce et le Portugal), en affirmant, comme il l'a indiqué à la presse, que tous les Etats membres de l'Union doivent être traités comme des "membres égaux". Cette démarche est une "idée commune" du Premier ministre finlandais Paavo Lipponen et moi-même, a-t-il dit à la presse, en précisant que les huit pays absents à Londres avaient évoqué l'affaire au début de la semaine. "L'idée européenne est minée" par des initiatives comme le sommet de Londres, a estimé M. Schüssel, qui a assuré n'avoir "absolument aucun problème" si des réunions de ce type portent sur la simple coordination d'actions militaires, mais qu'"il en va autrement lorsqu'il s'agit de thèmes qui concernent l'Union" tout entière, comme le Proche-Orient et l'avenir de l'Afghanistan, qui ont été effectivement évoqués lors du sommet de Downing Street. La position commune des huit n'est dirigée contre personne", et vise au contraire à renforcer le rôle de l'Union en tant que "global player", a répété (en anglais) M. Schüssel, en notant que l'UE, "c'est l'effort d'une équipe". Et il a ajouté: "Dans le contexte de Laeken, nous trouverons des moyens de traiter ce problème". C'était "une erreur, absolument" de ne pas avoir invité la Commission européenne à Londres, car le sommet a abordé des questions qui sont de la compétence de l'Union, a-t-il martelé. C'est une question de principe, et il faut éviter une répétition de ces réunions qui se déroulent dans "des formats qui changent d'une fois à l'autre", a souligné M. Schüssel, en rappelant que même le recours aux "coopérations renforcées" doit respecter les principes de la transparence et de l'ouverture aux pays qui veulent et peuvent participer. A la question de savoir si M. Verhofstadt avait effectivement consulté les huit avant d'accepter l'invitation tardive à se rendre lui aussi à Londres, M. Schüssel a répondu qu'une telle consultation avait eu lieu et que l'Autriche, pour sa part, avait estimé qu'"il devait y aller".

M. Schüssel a rencontré aussi Javier Solana, avec qui il a évoqué surtout l'avenir de l'Afghanistan, les Balkans et la "fascinante possibilité" d'avoir des relations bien plus étroites avec la Russie.

Enfin, M. Schüssel a, lors d'un entretien avec Romano Prodi, touché aussi à deux autres thèmes: - la sécurité des centrales nucléaires, en estimant que, après le 11 septembre, l'UE se doit de prendre une initiative pour se doter de normes de sûreté européennes; - la prolongation du régime de transit à travers l'Autriche actuellement en vigueur (le système d'écopoints: NDLR)

M. Schüssel: Romano Prodi est un bon président

En répondant à des questions, M.Schüssel a aussi affirmé qu'il était pour une Commission européenne forte, et que Romano Prodi "est un bon président, qui s'est engagé en faveur des petits pays".

(Mercredi, en parlant à la presse après la réunion de la Commission à Florence, Romano Prodi avait estimé que les attaques à son égard étaient "le fruit de deux différentes conceptions de l'Europe qui se combattent", alors que la vice-présidente Loyola de Palacio avait affirmé que la Commission est compacte aux côtés de son président. Par ailleurs, M. Prodi a noté, à Florence, que "la politique étrangère de l'Union n'existe pas", et a espéré qu'il ne faudra pas "45 ans", comme pour faire l'euro", pour y arriver. Dans une interview publiée jeudi par la Frankfurter Allgemeine, M. Prodi a affirmé: "Je reste en fonction jusqu'en 2005").

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