Bruxelles, 08/11/2001 (Agence Europe) - Les ministres européens de l'Enfance se rencontreront de manière informelle, pour la seconde fois, le 9 novembre à Bruxelles sous la présidence de Jean-Marc Nollet, ministre de l'Enfance de la communauté française de Belgique. Les communautés néerlandophone et germanophone de Belgique seront représentées respectivement par leurs ministres Mieke Vogels et Hans Niessen. La directrice générale de l'Unicef, Carol Bellamy participera aux travaux. La première réunion de ce type s'était tenue le 20 novembre 2000 à Paris à l'initiative de Ségolène Royal (voir EUROPE du 18 et du 24/11/2000). "L'enfance n'est pas de compétence européenne mais de plus en plus d'Etats membres de l'UE entendent développer une politique spécifique de l'enfance et souhaitent partager leurs expériences", a commenté Jean-Marc Nollet en présentant l'ordre du jour de cette session, qui se déroule quelques jours avant le douzième anniversaire de la Convention de l'ONU sur les droits de l'enfant, M. Nollet a indiqué qu'à cette occasion sera présentée la "Charte européenne de démocratie en ville à l'usage des enfants".
Les ministres aborderont les sujets suivants:
1) Session extraordinaire de l'ONU consacrée aux enfants: cette session ayant été reportée suite aux événements du 11 septembre, les ministres tenteront de voir comment reprendre sa préparation. M. Nollet a noté que le Sommet mondial de l'Enfance doit se tenir du 8 au 10 mai 2002 à New York, et indiqué que la Présidence belge allait faire pression sur les Etats qui n'ont pas encore signé la Convention de l'ONU (Etats-Unis, Somalie et Soudan).
2) Participation des enfants aux décisions qui les concernent, aussi au niveau de l'UE: les ministres plancheront sur les échanges de bonnes pratiques en la matière. "Ecoute-t-on vraiment les enfants"? demande M. Nollet. Chaque ministre expliquera les domaines dans lesquels son pays est le plus avancé, a-t-il indiqué, et les ministres affirmeront leur volonté d'accroître la participation de l'enfant dans les politiques européennes. "Nous devons avoir une préoccupation transversale pour l'enfant dans toutes les politiques de l'UE qui les concernent (…), et notamment les politiques d'immigration, d'intégration sociale et d'emploi ou encore celles qui ont une implication pour l'enfance, comme le temps de travail des femmes ou la politique audiovisuelle avec la révision de la directive Télévision sans frontières qui vise entre autres la protection de l'enfant contre la pornographie", a indiqué M. Nollet. "Nous voulons une dimension transversale de l'enfance qui soit prise en compte dans la CIG de 2004", a-t-il insisté.
3) Mise en place d'un réseau des lieux d'observation de l'enfance dans les Etats membres: M. Nollet proposera de faire déjà travailler ce réseau sur l'un ou l'autre thème et échanger des informations sur les systèmes d'accueil d'enfants mineurs étrangers, lutte contre la maltraitance des enfants notamment dans les systèmes scolaires… "La mise en réseau des quinze observatoires exigera des moyens, dont un apport physique à Bruxelles ou ailleurs (…) et un budget - à terme et avec soutien de la Commission européenne - de 4 à 5 millions d'euros", a expliqué M. Nollet en ajoutant que la Présidence espagnole s'était d'ores et déjà engagée à réunir en mars 2002 le Groupe Permanent de l'Enfance qui prépare les réunions des ministres européens de l'enfance.