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Bulletin Quotidien Europe N° 8087
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/agriculture

Débat de la Commission, dès 2002, sur les quotas laitiers

Bruxelles, 08/11/2001 (Agence Europe) - Répondant à une demande du Parlement européen (formulée en juillet dans le rapport Costa Neves sur l'avant-projet de budget 2002), la Commission européenne a dressé un premier bilan sur l'évolution de la politique agricole commune depuis l'entrée en vigueur de l'Agenda 2000 en 1999, sans toutefois dévoiler les propositions qu'elle pourrait présenter en 2002, en vue de la révision à mi-parcours de la Pac. La Commission souhaite examiner, dès 2002, la révision du régime des quotas laitiers, prévue à l'origine en 2003, dans la mesure où ce secteur est étroitement lié à celui de la viande bovine. Par ailleurs, comme dans son dernier rapport sur les perspectives des marchés agricoles dans l'UE (voir EUROPE du 14 juillet, p.15), la Commission estime que des améliorations devront être apportées dans le secteur de la viande bovine et dans celui du seigle.

La Commission souligne que malgré la crise de l'ESB, l'UE a obtenu de bons résultats dans le secteur agricole depuis la mise en œuvre de l'Agenda 2000, grâce notamment à des cours mondiaux bien orientés. Selon elle, cette évolution favorable, surtout constatée pour les céréales et les produits laitiers, devrait se poursuivre en 2002. Les principales appréciations et prévisions de la Commission peuvent se résumer ainsi:

- Lait: bien que les baisses des prix d'intervention ne soient pas prévues avant 2005/06 et que les quotas aient été augmentés dès 2000/01, le secteur laitier a connu un développement favorable depuis deux ans, constate la Commission, surtout en ce qui concerne le lait écrémé en poudre. Les stocks d'intervention pour le lait écrémé en poudre et le beurre ont pu être éliminés. La Commission estime que les marchés dans ce secteur devraient rester bien orientés, grâce à une demande en augmentation et à des prix fermes exprimés en dollar pour le beurre, le lait écrémé en poudre et le fromage.

- Céréales: la production communautaire devrait atteindre 220 millions de tonnes en 2005 et 227 millions de tonnes en 2008, en raison d'une croissance plus forte que prévu des rendements (5,9 t/ha en 2005 contre 5,5 t prévu dans l'Agenda 2000). En raison des mauvaises conditions climatiques, la récolte de 2001 devrait s'élever à 202 millions de tonnes, contre 212,6 en 2000. La Commission indique aussi que si les prix actuels du marché mondial et la parité dollar/euro se maintiennent, il ne sera plus utile de recourir à des restitutions à l'exportation pour le blé tendre et l'orge (en 2000/01, 70 % des exportations de blé et d'orge ont été réalisées sans restitution). Sans l'Agenda 2000, la Commission estime que les stocks publics auraient progressé de manière très sensible durant la période 2000-2005 pour atteindre 72 millions de tonnes en 2005. Au début de la campagne 2001/02, seules 7 millions de tonnes se trouvaient à l'intervention, dont la moitié de seigle. Sans changement de politique, les stocks totaux de seigle devraient continuer à augmenter rapidement dans les années à venir, prévoit la Commission. Les dernières prévisions font état de stocks d'intervention très limités dans le futur, sauf pour le seigle (10 millions de tonnes en 2005 et 13 millions en 2008).

- Oléagineux: les superficies consacrées aux oléagineux devraient se réduire de 4,8 millions d'hectares en 2001 à 4,4 en 2002. La Commission réitère ses conclusions selon lesquelles il est plus intéressant sur le plan économique de s'approvisionner en protéines végétales sur le marché mondial pour remplacer les farines animales.

- Viande bovine: les stocks d'intervention pourraient atteindre 350 000 tonnes d'ici la fin de l'année et 560 000 tonnes en 2002. A partir de 2003, la Commission s'attend à ce que le marché s'équilibre. Elle souligne que 700 000 bovins ont été détruits en raison de l'épidémie de fièvre aphteuse. Sur l'ensemble de l'année 2001, la Commission estime que la baisse de la consommation devrait être inférieure de 10 % à celle de 1999. Pour 2002, la Commission table prudemment sur une baisse de la consommation de 5% par rapport à 1999.

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