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Bulletin Quotidien Europe N° 8063
JOURNEE POLITIQUE / (eu) pe/racisme

Le Parlement félicite l'UE pour avoir au moins évité un échec complet de la conférence de Durban

Strasbourg, 04/10/2001 (Agence Europe) - En adoptant (394 voix pour, 32 contre et 19 abstentions) une résolution signée par la quasi-totalité des groupes, le Parlement européen a félicité l'Union pour avoir réussi à engager la Conférence de Durban sur le racisme sur la voie d'un compromis. Ceci a été possible surtout, constate le Parlement, grâce aux efforts de la Présidence belge, qui a permis qu'on évite au moins un échec complet de la Conférence et qu'on aboutisse à un résultat « acceptable ». Le Parlement déplore toutefois la déclaration « fictive » produite par le Forum des ONG avant la Conférence, déclaration que même le Haut Commissaire des Nations unies pour les droits de l'Homme n'a pas été en mesure de recommander à cause de son langage et de ses exigences excessives. Les difficultés de la Conférence ont été trop médiatisées tout au long du processus, estime le Parlement, pour qui il aurait fallu des travaux préparatoires plus poussés. Par conséquent, tout en souhaitant la tenue d'une nouvelle conférence d'ici dix ans, le Parlement demande que l 'on étudie les modalités d'organisation des forums d'ONG pour éviter que des groupes d'intérêts individuels « récupèrent » ces événements. Le PE se félicite en revanche de la reconnaissance du fléau de l'esclavage (qui, exercé de nos jours, serait considéré comme un crime contre l'humanité) et de la discrimination vis-à-vis des populations Rom et Sinti, ainsi que du soutien apporté par la déclaration à la « nouvelle initiative en faveur de l'Afrique » .

Malgré un contexte politique difficile, certains succès ont été obtenus à Durban, a constaté le président du Conseil, Louis Michel, qui a souligné que le poids des discussions sur le Moyen-Orient, à Durban, avait reposé principalement sur l'Union européenne, surtout après le départ des Etats-Unis et d'Israël. Quant au comportement des ONG tout au long de la Conférence, M.Michel a admis qu'il avait été souvent « douteux et pas du tout démocratique » (certaines organisations comme Amnesty International, Human Rights Watch et FIDH se sont d'ailleurs désolidarisées de certaines conclusions du Forum). Une discussion s'impose probablement avec ces organisations sur leur représentativité et les limites de leurs responsabilités. M. Michel a regretté enfin que certaines préoccupations qui tenaient à coeur à l'Union, telles que la suppression de la discrimination raciale dans l'application de la peine de mort (qui a suscité la ferme opposition des Etats-Unis mais aussi de certains pays asiatiques) ou l'introduction de la notion de discrimination fondée sur l'orientation sexuelle, n'aient pas pu être reprises dans des textes. M. Michel a rappelé enfin qu'une « unité anti-discrimination » doit être créée au sein du Haut Commissariat aux droits de l'Homme de l'ONU, et que cinq experts indépendants doivent être nommés pour surveiller la mise en oeuvre des dispositions du programme d'action.

Pour la Commission, Anna Diamantopoulou a déploré le climat hostile et le « langage de la haine » caractérisant certains textes des ONG. La Commission est toujours très disponible vis-à-vis de ces organisations, mais elle ne peut pas accepter un tel comportement, a dit Mme Diamantopoulou, en notant que les événements du 11 septembre montrent combien il est facile de glisser dans le racisme et en invitant à ne pas stigmatiser des communautés entières ou des peuples à cause des actes de certains.

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