Bruxelles, 04/10/2001 (Agence Europe) - Le 6ème round de négociation de l'accord de libre-échange et d'association entre l'UE et le Chili, qui se tenait cette semaine à Bruxelles, a permis de "clarifier" les positions des deux parties sur les principaux points de divergence: les subventions agricoles, la pêche et les services financiers. Les deux parties ont convenus par ailleurs d'inclure dans le futur accord une clause de coopération en matière de lutte contre le terrorisme dont le contenu devra être précisé lors des négociations de décembre.
"Nous avons suffisamment progresser dans l'examen des propositions de libéralisation pour arriver à l'échange de concessions lors du 7ème round, du 10 au 14 décembre à Santiago", a déclaré le directeur général pour les relations extérieures de la Commission, Guy Legras. Dans le secteur agricole, le Chili a demandé à ce qu'un traitement spécial soit réservé aux produits sensibles pour le Chili qui font l'objet de subventions à l'exportation dans l'UE. "Nous ne remettons pas en cause la politique agricole commune européenne dans le cadre de cette négociation. Ce qui nous préoccupe, c'est de ne pas importer des produits sensibles subventionnés en Europe", précise l'ambassadeur du Chili auprès de l'UE, Alberto van Klaveren. "Le lien entre les subventions et la libéralisation seront étudiés au cas par cas", indique une source européenne. Les questions de reconnaissance des appellations dans le secteur du vin doivent par ailleurs encore être clarifiées. L'UE doit également présenter un texte sur les contrôles sanitaires et phytosanitaires. En matière de pêche, l'Espagne, qui insiste pour avoir accès aux eaux et aux ports chiliens, a proposé de lier ce point à un programme d'investissement. "L'UE a proposé des idées intéressantes qui doivent être analysées", a déclaré à EUROPE Heraldo Muñoz, vice-ministre des Affaires étrangères du Chili. Dans le secteur financier, le Chili se serait rapproché de la position européenne qui demande une négociation sur la base d'une "liste positive" comme dans le cadre du GATS (autrement dit: seuls les services cités dans l'accord sont libéralisés). "Nous sommes prêts à une certaine flexibilité si nous rencontrons une flexibilité de l'autre côté", précise Heraldo Muñoz.