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Bulletin Quotidien Europe N° 8063
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INFORMATIONS GENERALES / (eu) ue/mexique

L'UE et le Mexique ont souligné le bon fonctionnement de l'accord de libre-échange et de coopération lors de la réunion du comité conjoint

Bruxelles, 04/10/2001 (Agence Europe) - L'Union européenne et le Mexique ont fait le point sur la mise en œuvre de l'accord d'association et de libre-échange en vigueur depuis juillet 2000, lors de la première réunion du comité conjoint, mardi à Bruxelles. Les deux parties ont constaté globalement le bon fonctionnement de l'accord pendant cette première année.

Sur le terrain commercial, l'UE et le Mexique ont constaté que les échanges ont progressé de plus de 25% depuis l'entrée en vigueur de l'accord, avec une augmentation de 40% pour les exportations mexicaines vers l'UE et de 25,2% pour les exportations européennes vers le Mexique (voir EUROPE du 7 septembre p. 9 pour les détails). L'accord "a été bénéfique pour les deux parties qui ont enregistré une croissance des échanges commerciaux et des investissements surpassant les moyennes historiques", a déclaré le vice-ministre des Affaires étrangères mexicain, Miquel Hakim, lors d'une conférence de presse. Après les attentats terroristes, "il est vital pour le Mexique (qui dépend à 80% des échanges avec les Etats-Unis) de diversifier ses échanges", a-t-il remarqué. L'accord devrait porter pleinement ses fruits d'ici à quatre ou cinq ans, a-t-il estimé.

Les deux parties ont évoqué lors du comité conjoint les problèmes rencontrés. "Il s'agit de problèmes mineurs. Les principaux problèmes de certificats d'origine apparus au début de l'entrée en vigueur son quasiment résolus, même si certaines difficultés peuvent apparaître ici où là", remarque le directeur pour les affaires européennes du ministère mexicain de l'Economie, Fernando de Mateo. Les parties ont du reste constaté que trois groupes techniques sur les règles d'origine et les douanes, les normes et réglementations techniques ou les mesures phytosanitaires, ont entamé leurs travaux.

La délégation mexicaine a soulevé le problème du respect de l'appellation "Tequila", copiée dans certains Etats membres notamment l'Espagne, alors que l'UE et le Mexique ont conclu en 1997 un accord de reconnaissance mutuelle des appellations, dit "accord Tequila". "Le problème est que la production mexicaine a diminué en raison du manque de plants d'agave alors que la demande de Tequila augmente. Les plantes ne seront à maturité que d'ici trois à quatre ans. Il est donc indispensable d'assurer d'ici là le respect de l'appellation", souligne un diplomate mexicain. La délégation mexicaine a appelé en outre les exportateurs de voitures à respecter les normes environnementales mexicaines. Un quota soumis à des droits de 3% a été ouvert dans le cadre de l'accord pour les exportateurs européens qui ne sont pas implantés au Mexique (comme Fiat et Peugeot notamment). "De la même manière que nos exportations doivent respecter les normes européennes sur les émissions de gaz, les Européens doivent respecter nos normes", souligne Fernando de Mateo. Les véhicules européens représentent 15% des voitures importées au Mexique, rappelle-t-il.

Les deux parties se sont engagées par ailleurs à entamer les négociations d'un accord sur le thon, lors de la réunion des pays producteurs de thon atlantique qui se tiendra en novembre à Murcia en Espagne. L'accord d'association prévoyait que les deux parties devaient reprendre ce dossier en 2002.

En matière de coopération, l'UE et le Mexique devraient signer prochainement un mémorandum d'accord fixant les priorités de la coopération pour la période 2001-2006, assortie d'une convention cadre de financement. L'aide communautaire devrait être de 56 millions d'euros sur cinq ans. Ces priorités seront: la lutte contre la pauvreté, le développement social, la coopération scientifique et technique (l'UE et le Mexique envisagent de négocier un accord permettant au Mexique de participer au programme cadre de recherche), la culture et l'éducation (les deux parties envisage là aussi un accord sectoriel), la coopération technique, le renforcement de l'Etat de droit et des institutions.

Le Mexique a solicité le soutien politique et financier de l'UE pour son "plan Puebla-Panama". Proposé par le président mexicain, Vicente Fox, ce plan de quelque 4 milliards de dollars vise à développer les infrastructures mais aussi les liens économiques entre le Mexique et les pays d'Amérique centrale. Une réunion des huit ambassadeurs centraméricains auprès de l'UE a eu lieu lundi à Bruxelles pour préparer une position commune, a indiqué à la presse Miguel Hakin, en ajoutant qu'une réunion des chefs d'Etat de la région pourrait se tenir à Bruxelles avant le sommet UE/Amérique latine de mai 2002. "La Commission européenne a indiqué qu'elle était prête à étudier les possibilités de soutien à l'action du Mexique dans le cas de son plan de coopération sous-régionale", indique le communiqué conjoint.

En matière de dialogue politique, les deux parties ont envisagé qu'une rencontre des chefs d'Etat européens et mexicains puisse se tenir pendant la première partie de 2002. Elles ont souligné le rôle des nombreux contacts de haut niveau qui ont eu lieu depuis la signature de l'accord pour "renforcer le dialogue politique entre le Mexique et l'UE". Elles ont aussi encouragé les échanges aux niveaux techniques sur les positions respectives dans le contexte multilatéral, notamment en ce qui concerne les changements climatiques, la défense des identités culturelles, la lutte contre le terrorisme et le blanchiment d'argent, la peine de mort.

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