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Bulletin Quotidien Europe N° 7979
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Philippe Maystadt annonce une plus grande coopération de la BEI avec la Commission

Bruxelles, 07/06/2001 (Agence Europe) - Philippe Maystadt, le président de la Banque européenne d'investissement, a annoncé cette semaine que l'institution devrait procéder à une augmentation de capital d'ici 2003 en raison de la définition de nouvelles missions et de la mise en œuvre d'une politique plus sélective (voir EUROPE des 5/6 juin, p. 6). Il a précisé jeudi à EUROPE qu'il souhaite que "la banque tourne ses activités vers des projets qui correspondent davantage aux objectifs fixés par le Conseil européen, notamment par celui de Lisbonne". Il veut aussi raviver le partenariat entre la BEI et la Commission européenne, une tendance initiée par un accord signé l'an dernier avec le Commissaire Michel Barnier, en charge de la réforme institutionnelle. "Cette coopération est bien organisée et permet à la BEI de mieux cibler ses activités. A titre d'exemple, dans le cadre des fonds structurels, la BEI va financer un programme dans la Basilicata, dans le sud de l'Italie, qui comporte un ensemble de projets éducatifs et culturels. Ce sera la première fois, jusqu'à maintenant nous ne soutenions qu'un projet déterminé et non un programme complet", a déclaré M. Maystadt. Le partenariat BEI/Commission devrait continuer à s'étendre dans des domaines tels que le changement climatique, les télécommunications et l'audiovisuel. "Avant de financer un projet en télécommunications, la BEI consultera les services du Commissaire Erkki Liikanen (le responsable de la Société de l'information: NdlR) pour ne pas soutenir n'importe quoi et rester cohérents avec la politique communautaire", a expliqué le président de la BEI.

La banque va réorienter ses activités de prêts en fonction de critères qualitatifs, ce qui suppose qu'elle limitera ses activités dans d'autres domaines. "Nous financerons un peu moins de routes, à l'exception des réseaux transeuropéens, pour nous orienter vers des secteurs moins traditionnels mais plus importants à l'heure actuelle", a précisé le président de la BEI. Cette implication davantage qualitative, plutôt que quantitative, de la BEI suppose qu'elle devra stabiliser son volume de prêts. Le seuil devrait maintenir le même niveau que dans le plan d'activité 2001-2003 adopté l'an dernier, qui spécifiait déjà que le volume des prêts accordés par l'Union européenne ne devrait pas dépasser les 30 milliards d'euros atteints en 2000. La Banque veut conserver une marge de manœuvre suffisante, en particulier dans les pays de pré-adhésion et ceux du bassin méditerranéen, deux domaines prioritaires dans ses activités extérieures. Concrètement, son intervention se traduit notamment à travers le nouveau mécanisme de partenariat méditerranéen, d'un montant de 1 milliard d'euros, des activités en Turquie et un prêt de 100 millions d'euros à la Russie, en faveur d'investissements dans la protection de l'environnement.

L'augmentation de capital projetée pour 2003 doit faire l'objet d'une décision en juin 2002, lors du prochain Conseil des gouverneurs de la BEI. Son financement pourra se faire par l'utilisation de fonds propres, sans intervention de ses actionnaires, à concurrence de 75% de son capital de 100 milliards d'euros. "Si les Etats membres veulent plus, ils devront alors intervenir", avertit M. Maystadt. Selon une source proche de la BEI, l'augmentation ne devrait pas être aussi importante que la précédente et devrait se situer entre 25% et 75% du capital. En 1999, le capital de la BEI était passé de 62 à 100 milliards d'euros. Le capital versé, qui représente 6% du capital souscrit, avait été assuré par des réserves de la banque. "La plupart des Etats membres, en particulier les pays bénéficiant du fonds de cohésion, sont favorables à cette augmentation", a précisé cette source.

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