Malte, 24/10/2000 (Agence Europe) - Le Comité des régions a malheureusement tendance à parler plus qu'à agir, mais il ne peut pas se contenter d'organiser des conférences, il doit leur assurer un suivi concret, a reconnu le président du groupe de liaison du Comité des régions avec les pays candidats, Lord Hanningfield, à l'issue de la Conférence organisée à Malte (voir la nouvelle précédente). Il a assuré que d'ici la fin décembre, il proposera au Comité des régions de s'organiser pour aider concrètement les collectivités locales des pays candidats. En plus de les encourager à assister aux sessions du Comité, ce qui est déjà le cas, le Comité pourrait être un véritable point de contact entre ces collectivités et l'Union, les informer et les aider à rencontrer les bonnes personnes, souligne Lord Hanningfield. Le Comité n'a pas de budget pour organiser la formation de fonctionnaires locaux, le jumelage de collectivités ou des campagnes d'information, mais il pourrait, assure-t-il, aider à les organiser en servant de point de contact. Ainsi, le commissaire Verheugen l'aurait assuré que le Comité des régions pourrait avoir accès aux moyens que la Commission européenne va mettre en œuvre pour sa grande campagne d'information en faveur de l'élargissement.
Pour qu'il y ait déjà une première étape pour assurer le suivi de la conférence de Malte, le Comité des régions et l'Association des collectivités locales maltaises devraient créer un comité conjoint, à l'instar des comités parlementaires conjoints qui regroupent des membres du Parlement européen et des parlements des pays candidats. Le président de l'Association des collectivités locales maltaises, Ian Micaleff, espère que ce sera un moyen pour les collectivités de mieux comprendre l'UE et les changements qui accompagneront l'adhésion. Les collectivités locales maltaises ont en tout cas montré pendant la conférence qu'elles souhaitaient obtenir de telles informations concrètes. Les collectivités maltaises sont très récentes: les 68 communes maltaises, seules collectivités infra-étatiques, n'ont été créées qu'en 1993. Elles s'interrogent sur les responsabilités qui seront les leurs après l'adhésion, mais aussi sur les actions qu'ont entreprises les villes et régions des derniers adhérents à l'UE avant leur adhésion. Des représentants de collectivités locales suédoises et autrichiennes leur ont fait part de leur propre expérience. Günter Pumberger, président de l'association des villes autrichiennes, a répondu à plusieurs questions de maires maltais en soulignant le rôle des collectivités, pour former leurs agents, mais aussi pour informer et convaincre les citoyens. Il a aussi souligné l'importance pour les collectivités d'un même pays de s'unir et d'avoir leur propre représentation à Bruxelles, afin de faire entendre directement leur voix auprès des Institutions communautaires.