Bruxelles, 24/10/2000 (Agence Europe) - Dans sa session de la semaine dernière, le Comité économique et social européen a adopté (42 voix pour, 12 contre et une abstention) son avis sur l'organisation commune du marché dans le secteur du riz (rapporteur: Maria-Luisa Santiago, Portugal, groupe des employeurs). Le Comité s'oppose à la suppression du régime d'intervention, parce que "celui-ci joue un rôle considérable dans la fixation des prix du marché". Il s'interroge sur l'opportunité de procéder à une réforme aussi radicale et pénalisante pour le secteur avant les négociations à l'OMC. Pour le Comité, il serait "plus logique de mettre de l'ordre dans les droits de douane, d'analyser le marché et alors seulement et si nécessaire, d'envisager une réforme équilibrée et équitable pour le secteur". Enfin, le Comité attire l'attention sur le rôle "significatif et irremplaçable du riz dans la protection des écosystèmes des zones humides et des parcs naturels, dans l'occupation du territoire et dans la conservation de la faune et de la flore des rizières".
Le Comité est d'accord avec la Commission sur le fait que le marché du riz européen présente un grave déséquilibre et que les stocks d'intervention entraînent des coûts excessifs. Il considère cependant que "les mesures proposées ne sont pas de nature à rétablir l'équilibre sur le marché, mais risquent plutôt de compromettre la viabilité de la production de riz dans l'Union".
Le CES a ensuite adopté son avis portant sur l'organisation commune des marchés dans le secteur des fruits et légumes (rapporteur: José Manuel de las Heras Cabanas, Espagne, groupe des activités diverses). Il considère que les mesures proposées par la Commission sont "partielles et insuffisantes". Il rejette "l'interprétation restrictive du concept de neutralité budgétaire" fournie par la Commission et estime que le secteur "doit disposer d'une dotation financière suffisante" pour que les mesures présentées puissent être efficaces. Il est toutefois d'accord avec la Commission quant à l'urgence de la "suppression du plafond qui limite le montant total de l'aide versée à l'ensemble des organisations de producteurs à 25% maximum de la somme de la valeur de la production commercialisée par chaque organisation de producteurs, et considère qu'il faut maintenir la limite de 4,5% de la production commercialisée par chacune de ces organisations de producteurs". Enfin, le Comité souhaite que soit développée la promotion de la consommation de fruits et légumes en raison des avantages que cela comporte pour la santé des consommateurs.