Le ministre autrichien des Affaires étrangères Mme Benita Ferrero-Waldner a ainsi justifié la position de son pays (et d'autres "petits" pays) à propos de la composition de la Commission européenne:
" L'Autriche est convaincue du rôle indispensable de la Commission européenne, gardienne des Traités. Il ne faut pas qu'elle perde ce rôle en faveur d'une coopération de plus en plus intergouvernementale. Et puisque nous sommes donc en faveur d'une Commission forte, nous accordons beaucoup d'importance à sa composition. Ce qui compte pour nous, c'est de disposer d'informations complètes sur la pensée de la Commission, sur son action et ses projets. Ce qui est important, c'est qu'il y ait quelqu'un en son sein qui connaisse la situation, les problèmes et les sensibilités de chez nous et qui puisse les faire connaître à la Commission. Ceci est d'autant plus important vis-à-vis de l'opinion publique lorsque la Commission prend des décisions impopulaires, ce qui arrive parfois." ("Le Figaro" du 12 octobre)