Bruxelles, 13/10/2000 (Agence Europe) - Les membres de la commission économique et monétaire du Parlement européen ont insisté, mercredi, auprès de M. Lamfalussy sur la nécessité de renforcer la protection des investisseurs sur les marchés financiers européens. A l'issue d'un échange de vues (à huis clos) avec le président du Comité de Sages sur la régulation des marchés boursiers européens, la sociale-démocrate allemande Christa Randzio-Plath (qui préside la commission du PE) a fait état du souci des députés de mettre en place un système efficace de supervision des marchés. Elle a relaté certaines de leurs interrogations quant à l'application de règles de surveillance, selon le principe du pays d'origine (pays où est établie l'institution financière), principe qui semble bien fonctionner pour les banques mais n'est peut-être pas le plus adapté pour d'autres secteurs. A titre personnel, la députée a estimé que la mise en place d'une autorité centrale de supervision ne serait pas opportune, étant donné la diversité des marchés, mais qu'il faudrait davantage de coordination entre organes de supervision nationaux.
Mme Randzio-Plath a tenu à rappeler que les députés avaient été "étonnés" par la mise en place du Comité des Sages, et par le fait que ce ne soit pas la Commission européenne qui se charge du travail qui a été confié aux sages. "Nous en avons parlé avec le commissaire Bolkestein, qui nous a dit que cela ne remet pas son rôle en question", a précisé la parlementaire, tout en estimant que, au moment où la discussion sur l'équilibre entre intergouvernemental et communautaire se fait plus vive, le problème institutionnel doit être posé.
Rappelons que le Comité présidé par M. Lamfalussy présentera un premier projet de rapport, le 9 novembre, en vue du Conseil Ecofin du 27 novembre, puis un rapport final, le 15 février 2001, qui sera présenté au sommet européen de Stockholm.