Dans une interview au journal espagnol "El País", recueillie par Carlos Yárnoz, le président de la Commission européenne a clarifié sa position à propos du Haut Représentant de la Pesc (politique extérieure et de sécurité commune), position qu'il avait exposée dans son discours de Strasbourg du 3 octobre (reproduit dans le n°2214 de notre série EUROPE/Documents). M. Prodi a déclaré:
" Clarifions une fois pour toutes le problème du Haut Représentant. Mon discours n'a aucune possibilité de se référer ni à moi-même ni à M. Solana, parce qu'il est évident qu'il s'agit d'une réforme essentielle, qui va au-delà de ma Commission et de M. Solana. Je constate que l'UE ne peut pas diviser sa politique extérieure: l'un s'occupe des aides, un autre des armements, un autre va négocier...Ce n'est pas une politique étrangère! Une politique extérieure suppose que tout soit réuni en une personne. Pourquoi Solana ne serait pas le successeur de Solana en tant que vice-président de la Commission? (...) Nous remercions M. Solana pour le travail qu'il est en train d'accomplir. Bien que parfois avec des difficultés, Patten et Solana marchent en plein accord. Mais c'est une faiblesse institutionnelle absolue, absolue. Ce que je dis est simplement que le successeur de Solana -je répète: le successeur- doit avoir d'autres fonctions afin que cela fonctionne bien. Et la synthèse, seule la Commission peut la faire. Il n'y a aucune idée de critique ni aux personnes ni aux systèmes. Ce que je dis, c'est qu'avec ce dualisme, l'Europe ne peut pas avancer."