Bruxelles, 20/09/2000 (Agence Europe) - La commission constitutionnelle du Parlement européen a eu mardi un échange de vues sur le rapport d'Alain Lamassoure (PPE, français) concernant le Livre Blanc sur la réforme interne de la Commission européenne, rapport qui devrait être débattu (avec ceux de trois autres commissions parlementaires) pendant la session plénière des 29 et 30 novembre à Bruxelles. En répliquant au conservateur britannique Beazley qui posait une fois de plus la question des conséquences de l'élargissement de l'UE, M.Lamassoure a constaté que « dans les prochains cinq, six, dix ans, une partie importante du travail de la Commission européenne » (et des autres institutions) sera consacrée à l'élargissement, et que « ceci ne doit pas être au détriment des autres politiques ». Selon lui, « la fixation d'un calendrier » devient un « problème majeur » non seulement pour les pays candidats, mais aussi pour « le fonctionnement des institutions elles-mêmes »: en effet, si chaque candidat est admis « dès qu'il est prêt et si, tous les ans, la Commission doit s'ouvrir à des fonctionnaires et Commissaires » des nouveaux Etats membres, ceci finira par « perturber fortement » son activité, a estimé l'élu de l'UDF. Quant au problème de la « gouvernance » que le président Prodi veut aborder dans le document de la Commission annoncé pour l'année prochaine, M.Lamassoure a affirmé qu'il s'agit d'un problème global, qu'il faut poser « pour l'ensemble des institutions », et pas seulement pour la Commission. Selon lui, le Parlement devrait déjà commencer à mener une réflexion à ce sujet, afin de voir quelles « idées nous avons de la gouvernance ».