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Bulletin Quotidien Europe N° 7803
JOURNEE POLITIQUE / (eu) ue/pesd/otan

Première réunion du Copsi et du Conseil de l'Otan, avec MM. Duclos, Solana et Robertson

Bruxelles, 20/09/2000 (Agence Europe) - La première réunion du Comité politique et de sécurité intérimaire (COPSI) de l'Union européenne et du Conseil permanent de l'Otan, le l9 septembre au siège du Conseil de l'UE, a permis de faire le point sur les questions traitées par les quatre groupes de travail UE/Otan, sur les progrès déjà faits et sur les progrès à accomplir dans les prochaines semaines, a dit à la presse le président français du COPSI, l'ambassadeur Michel Duclos. (Rappelons que les quatre groupes de travail portent sur les questions de la sécurité; l'accès de l'UE aux moyens militaires de l'Alliance; la coopération sur les objectifs de capacités décidés au sommet d'Helsinki de décembre 1999; les arrangements permanents entre l'UE et l'Otan).

La réunion de mardi a montré qu'il y a de "larges convergences" et "accord sur le cadre politique dans lequel tout se déroule", a dit M. Duclos, en soulignant qu'on est passés d'une période pendant laquelle les deux institutions ne se parlaient pas à une période où, enfin, "les contacts s'installent", dans "un esprit de coopération, de partenariat, d'égalité, de respect des décisions". On est maintenant d'accord sur les méthodes, qui comportent "une intensification des contacts sur des sujets concrets dans les semaines et les mois à venir", a-t-il ajouté. Au sujet des six alliés de l'Otan non membres de l'UE, y compris de la Turquie qui est celui qui manifeste les plus fortes inquiétudes, M. Duclos a rappelé que la Présidence française a convoqué, immédiatement après la conférence d'engagement des forces du 20 novembre, une conférence avec les ministres de la Défense de ces six (sans oublier les réunions au niveau des experts qui auront lieu entre-temps, et qui leur permettront d'être informés du déroulement des travaux de l'UE). L'ambassadeur turc auprès de l'Otan a exprimé sa "satisfaction" pour cette manière de procéder.

Dans son intervention à la réunion de mardi, le Haut Représentant pour la Pesc Javier Solana a souligné en particulier que le travail de l'UE sur les capacités a "bénéficié de l'input de l'Otan": nous aurons encore besoin de cette expertise pour tenir nos engagements d'Helsinki, car "nous ne pouvons simplement pas réaliser seuls cette tâche", a-t-il dit. M.Solana a noté que la question des capacités stratégiques (et des améliorations qui s'imposent notamment en matière de commandement et contrôle, renseignement et transports) doit être encore examinée "en profondeur, et que "ce sera un projet à long terme". Certains Etats membres ont déjà annoncé des achats importants dans le domaine du transport stratégique, mais beaucoup reste à faire dans d'autres domaines, et il faudra aussi assurer la cohérence avec l'Initiative de capacités de défense de l'Otan, a-t-il dit, en espérant que l'UE pourrait commencer à travailler sur ces questions dans les prochaines semaines. Quant aux relations avec les six alliés européens non membres de l'UE, M.Solana a affirmé que la "session spéciale sur les capacités immédiatement après notre conférence" sur la projection des forces permettra à l'UE de prendre note "formellement" des "généreuses offres de forces faites par plusieurs parmi vous ici". Concernant les procédures de gestion de crises, M.Solana a dit à ses interlocuteurs qu'ils seront pleinement informés "dès que les Etats membres auront eu la possibilité de digérer le matériel" préparé par les organes de la Pesd, et, en soulignant que l'UE vise "une approche globale de la gestion des crises", et que sa "plus grande ressource est la gamme d'instruments" dont elle dispose, il a précisé: "Ainsi, alors que nous avons cherché des idées à l'Otan et à l'UEO, ces dernières ne donnent pas toutes les réponses. Nous ne pouvons pas simplement copier les arrangements de l'UEO, et nous devons concevoir quelque chose de bien plus sophistiqué, combinant les approches militaires et non militaires d'une crise".

Devant la presse, le Secrétaire général de l'Otan Lord Robertson a souligné que cette réunion "significative" et "historique" n'était que le début d'un processus. "Deux acteurs stratégiques clés agiront maintenant de concert", et il y aura d'autres réunions au même niveau, basées sur "le principe de la franchise et de la transparence", a-t-il déclaré. Le projet européen (de défense et de sécurité) aura pour effet qu'une "Europe plus forte rendra plus forte l'Otan", qui "restera la pierre angulaire de la sécurité en Europe", a conclu le Secrétaire général.

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