La police hongroise a annoncé, vendredi 29 mai, qu’elle n’interdirait pas la Budapest Pride prévue le 27 juin, ce qui constitue un revirement après les restrictions imposées sous l’ancien Premier ministre Viktor Orbán. L’édition 2025 (EUROPE 13670/17) avait été officiellement interdite, malgré la participation de plus de 200 000 personnes, selon les organisateurs.
Le maire de Budapest, Gergely Karácsony, avait alors contribué à maintenir l’événement en le présentant comme une manifestation municipale. Cette année, près de deux mois après l’arrivée au pouvoir du Premier ministre conservateur pro-européen, Péter Magyar, à la suite des élections d’avril, les autorités ont indiqué qu’aucun motif ne justifiait une interdiction du rassemblement.
Sur le réseau social X, la commissaire européenne chargée de l’Égalité, Hadja Lahbib, a salué le fait que la marche pourra désormais se tenir « sans crainte ».
Le Parti vert européen s’est aussi félicité de cette décision, ses coprésidents, la Grecque Vula Tsetsi et l’Irlandais Ciarán Cuffe, la qualifiant de signal positif pour la démocratie et les droits fondamentaux en Hongrie.
Le même jour, le nouveau Premier ministre, Péter Magyar, était à Bruxelles où il a trouvé un accord sur des réformes et des investissements censés ouvrir la voie au déblocage de 16,4 milliards d'euros de fonds européens (EUROPE 13877/1). Il a aussi officialisé la demande de son pays de faire partie du Parquet européen. (Nithya Paquiry)