Se basant sur la performance budgétaire des États membres en 2025 et sur la tendance observée à moyen terme, la Commission européenne devrait recommander, mercredi 3 juin, l'ouverture d'une procédure pour déficit excessif (EDP) à l'encontre de la Bulgarie ainsi que la fermeture de la procédure ouverte à l'encontre de Malte.
En avril, l'Office statistique de l'UE (Eurostat) avait indiqué que la Bulgarie avait affiché, fin 2025, un déficit de 3,5% du PIB national et une dette publique de 29,9% du PIB. La semaine dernière, la Commission européenne avait également estimé que le déficit bulgare s'élèverait à 4,1% du PIB cette année et 4,3% du PIB à politique inchangée (EUROPE 13872/7).
Cet État membre a pourtant adopté la monnaie unique début 2026 alors que l'un des critères de convergence à respecter était la présentation d'un déficit inférieur à 3,0% du PIB. Le précédent gouvernement bulgare s'était même engagé à maintenir un déficit inférieur à 3% du PIB national jusqu'en 2038.
Fin mai, cité par l'agence BTA, le président bulgare, Rumen Radev, avait accusé l'ancien gouvernement d'avoir « menti » sur l'état des finances publiques du pays afin d'atteindre l'objectif d'une entrée dans la zone euro.
La Bulgarie est l'un des dix-sept pays de l'UE ayant activé la clause dérogatoire générale du Pacte de stabilité et de croissance, qui les autorise à augmenter leurs dépenses militaires annuelles à hauteur de 1,5% du PIB national pendant quatre ans.
Malte. En revanche, la procédure EDP ouverte à l'encontre de Malte devrait être close, l'île ayant réduit son déficit à -2,2% du PIB national en 2025. Et la Commission ne prévoit pas de déficit excessif à l'encontre de Malte en 2026.
La date butoir pour réduire le déficit excessif maltais était initialement fixée à fin 2027. (Mathieu Bion)