À la veille de la présentation du paquet législatif sur la souveraineté technologique (Tech Sovereignty Package), que la Commission européenne doit adopter mercredi 3 juin, le groupe des Verts/ALE au Parlement européen s’est associé à plus d’une douzaine d’entreprises technologiques européennes, parmi lesquelles OVHcloud, Proton, Mastodon, Nextcloud et Ecosia, et six organisations de la société civile, dont Defend Democracy et le Future of Technology Institute, afin de demander à l’Union européenne de renforcer ses « capacités technologiques grâce à l’investissement, aux écosystèmes ouverts ainsi qu’à des infrastructures souveraines et résilientes ».
Dans une déclaration commune publiée lundi 1er juin, les signataires estiment que « les politiques publiques et les décisions en matière de marchés publics devraient favoriser les solutions qui renforcent de manière démontrable l’autonomie numérique de l’Europe ». Ils plaident pour l’adoption de critères « clairs » permettant de garantir la souveraineté technologique, notamment un « contrôle opérationnel réel » et une « indépendance juridique vis-à-vis des juridictions non démocratiques ».
Parmi leurs propositions figure le recours à une « commande publique stratégique » afin de « réduire les dépendances à l’égard des entreprises non européennes ». Selon eux, la demande publique doit être mise à profit pour « créer des marchés viables » en faveur de « solutions et infrastructures numériques européennes » fondées sur l’ouverture, la coopération, la protection de la vie privée, l’efficacité énergétique ainsi que le respect des droits sociaux et environnementaux.
Voir la déclaration : https://aeur.eu/f/m4s (Ana Pisonero Hernández)