Face aux eurodéputés en commission du commerce international (INTA), mardi 24 février, la Commission européenne a expliqué qu’elle avait été sollicitée par de nombreux producteurs exportateurs à la suite de l’acceptation d’une première offre d’engagement sur les prix de Volkswagen (Anhui) Automotive, basée en Chine (EUROPE 13806/22).
« De nombreuses entreprises nous ont contactés pour nous poser de nombreuses questions », a expliqué Carolina Cumbo Nacheli, chef d’unité à la DG Commerce.
L’offre, acceptée le 10 février, permet à l’entreprise, issue d'une concentration entre JAC Motors et Volkswagen, d’être exemptée du droit compensateur sur les importations de véhicules électriques chinois (EUROPE 13805/15) et d’exporter son modèle CUPRA Tavascan vers l'UE à un prix égal ou supérieur au prix plancher proposé.
L’institution a récemment publié un document d’orientation à l'attention d'autres entreprises fixant les critères requis pour qu'elles proposent, à leur tour, une offre d’engagement sur les prix (EUROPE 13784/4).
Pedro Velasco Martins, chef d'unité à la Commission, a toutefois mis en avant le caractère exceptionnel de la mesure pour un secteur automobile de nature complexe.
« C'est très compliqué avec les entreprises qui proposent des dizaines, des centaines, voire des milliers de modèles et de variantes ; ce n'est pas adéquat, car il faut un prix minimum pour chacun d'eux », a-t-il expliqué.
Par ailleurs, il a reconnu que les mesures étaient remises en cause à l’OMC. « Nous restons pleinement engagés dans ce domaine et confiants que ce que nous avons fait est conforme aux règles de l'OMC, mais cela reste un travail très conséquent », a-t-il avoué.
Il a également regretté que les mesures de rétorsion à l’égard du porc, des produits laitiers et du brandy fussent toujours d’application par les autorités chinoises. (Pauline Denys)