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Bulletin Quotidien Europe N° 13816
ACTION EXTÉRIEURE / Cpi

Tandis que l’ordre mondial se fragilise, le juge Rosario Salvatore Aitala rappelle les liens étroits entre la Cour pénale internationale et l'UE

Les eurodéputés de la commission des affaires étrangères (AFET) du Parlement européen ont eu, mercredi 25 février, un échange de vues consacré au rôle de la Cour pénale internationale (CPI) dans « un ordre international de plus en plus fragmenté ».

La vice-présidente de la commission, Hana Jalloul Muro (S&D, espagnole), a souligné que la CPI occupe « une place difficile, mais essentielle » alors que « la rivalité géopolitique » et « une contestation croissante des principes universels » s’est installée.

Si la Cour « ne remplace pas la diplomatie », elle joue, selon elle, un rôle « fondamental », soit « demander des comptes là où les systèmes nationaux refusent d’agir ».

Vice-président de la CPI, le juge Rosario Salvatore Aitala a rappelé que cette institution est fortement liée à l’UE. « Il n’y aurait pas de Cour pénale internationale sans Union européenne, mais il ne peut y avoir d’Union européenne sans la Cour pénale internationale », a-t-il affirmé, en ce sens.

Plusieurs eurodéputés ont dénoncé les mesures restrictives américaines affectant les juges de la Cour. Michael Gahler (PPE, allemand) a affirmé partager l’évaluation du juge et a rappelé que la CPI est « d’une manière ou d’une autre, un enfant de l’Union européenne ».

Hannah Neumann (Verts/ALE, allemande) a jugé « tout à fait inacceptable » que des juges figurent sur des listes de sanctions et a interrogé la Commission sur l’activation du règlement de blocage européen.

Marc Botenga (La Gauche, belge) a estimé que si la CPI est « sous attaque », c’est notamment parce qu’« elle s’en prend à Israël » en enquêtant sur les crimes commis à Gaza. Il a dénoncé l’existence de « deux ordres internationaux » et appelé les États membres à prendre « très au sérieux » leurs obligations, notamment en refusant d’accueillir ou de laisser survoler leur territoire par des dirigeants visés par un mandat d’arrêt.

Chloé Ridel (S&D, française), pour sa part, a dénoncé « un manque de volonté politique » de la Commission pour activer le règlement de blocage.

Rosario Salvatore Aitala a plaidé pour « un certain soutien politique » et a rappelé que tous les États membres qui sont parties au Statut de Rome ont des obligations de coopération et de protection, se disant en outre « fier d’être européen » et convaincu que « nos destinées sont communes ». (Nithya Paquiry)

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