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Bulletin Quotidien Europe N° 13816
ACTION EXTÉRIEURE / Proche-orient

Dubravka Šuica justifie sa présence à la réunion du 'Conseil de la paix' devant des eurodéputés critiques

La commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, a défendu, mercredi 25 février, sa présence au 'Conseil de la paix', le 19 février, lors d’une audition en commission des Affaires étrangères du Parlement européen où de nombreux députés ont dénoncé sa présence à Washington.

« L'UE n'est pas membre du Conseil de la paix, mais nous sommes déterminés à œuvrer avec tous nos partenaires pour la sécurité et la paix dans la région. Nous souhaitons soutenir la mise en œuvre de la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations unies et devons donc participer à ce dialogue. Cela implique une coordination étroite avec nos partenaires arabes et les principaux acteurs de la région », y compris « un engagement fort avec les États-Unis et Israël, car nous ne pouvons agir concrètement sur le terrain sans leur soutien », a-t-elle expliqué.

Critiquée sur le fait de ne pas avoir de mandat des États membres, Mme Šuica a rappelé s'être rendue au 'Conseil de la paix' « à la demande de la présidente de la Commission européenne », Ursula von der Leyen, pour la remplacer. Et d'ajouter : « Il est du ressort de la Commission européenne, en sa qualité de représentante extérieure de l'Union, d'accepter des invitations de ce genre, par courtoisie internationale ».

La commissaire a rappelé qu'elle avait participé à la réunion en tant qu’observatrice et n’avait donc pas eu droit à la parole, mais qu’elle s’était entretenue avec des nombreux participants en marge de la rencontre « afin de démontrer le soutien considérable de l'UE aux Palestiniens et de confirmer sa volonté de soutenir la reconstruction à Gaza, mais sous l'égide de la résolution du Conseil de sécurité des Nations unies ».

Mme Šuica a mis en avant le groupe des donateurs palestiniens, dont la première réunion, en octobre dernier, avait réuni une soixantaine de partenaires et dont la prochaine réunion devrait avoir lieu bientôt. « Le groupe de donateurs est notre ‘Conseil de la paix’ », a-t-elle estimé. « Nous souhaiterions élargir son champ d'action, non seulement pour aborder les réformes, mais aussi pour en faire un acteur politique majeur », a plaidé la commissaire.

« Nous payons, mais nous ne sommes pas acteurs, et nous souhaitons trouver notre rôle pour aider la population de Gaza et résoudre la situation entre Israël et Gaza », a-t-elle ajouté. (Camille-Cerise Gessant)

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