Lors du Conseil 'Affaires générales' qui s’est tenu mardi 24 février, la Commission européenne et la Présidence chypriote du Conseil de l’Union européenne ont invité les ministres européens à lancer les travaux sur le 'Centre européen pour la résilience démocratique'.
Il s’agit d’une initiative centrale du 'Bouclier européen de la démocratie' (EUROPE 13750/4) en vue d’une meilleure coopération entre États membres contre les menaces pesant sur les processus démocratiques, notamment la manipulation et l’ingérence informationnelles étrangères (FIMI).
Présenté comme une plateforme de coopération, un 'hub', le Centre doit faciliter le partage d’expertise et la coordination des réponses nationales.
Lors de la conférence de presse organisée à l’issue du Conseil, le commissaire à la Démocratie, à la Justice et à l’État de droit, Michael McGrath, a affirmé que l’objectif était de faciliter le partage de compétences entre États membres et de permettre et d'élaborer des réponses aux menaces communes.
Au cours de la première année, sont attendues l’élaboration d’outils pour protéger l’intégrité des processus électoraux, la préparation d’un cadre ('blueprint') européen contre la désinformation et la mise en place, à cette fin, d’un réseau qui réunirait société civile, chercheurs, médias et autorités publiques.
Comme l’a souligné la vice-ministre chypriote des Affaires européennes, Marilena Raouna, la protection de la démocratie constitue une priorité politique de la Présidence chypriote, qui entend faire progresser le 'Bouclier européen pour la démocratie' de manière cohérente et opérationnelle, en étroite collaboration avec la Commission.
Le Centre sera soutenu par un secrétariat relevant de la Commission, qui travaillera avec le Service européen pour l’action extérieure et pourra associer les pays candidats. (Nithya Paquiry)