Lors du Conseil 'Agriculture' de lundi 23 février, l’Estonie, soutenue par la République tchèque, la Lettonie, la Lituanie, le Portugal et la Roumanie, a demandé que la prise de décision concernant les pesticides ne repose pas uniquement sur des critères de sécurité, mais inclue également une « évaluation obligatoire de la durabilité socioéconomique » lorsqu’aucune alternative n’existe. Ces pays estiment que les produits de biocontrôle ne constituent pas une alternative suffisante.
Le Danemark a indiqué qu’il ne soutenait pas la demande estonienne.
« Les amendements proposés permettront à davantage de substances actives de bénéficier de dérogations plus larges et de continuer à être approuvées pour une durée limitée, même s’il n’existe pas d’alternatives et même si elles ne remplissent pas tous les critères », a répondu le commissaire à la Santé, Olivér Várhelyi (EUROPE 13774/15).
Le commissaire a ajouté : « Nous n’avons pas introduit de dérogations générales supplémentaires, par exemple pour permettre l’autorisation complète d’une substance active malgré des impacts négatifs sur l’agriculture. Cela constituerait un changement fondamental du règlement » actuel.
Par ailleurs, la Pologne a critiqué la proposition visant à classer les semences traitées aux pesticides comme produits phytosanitaires. (Lionel Changeur)