Lors du Conseil 'Agriculture' de lundi 23 février, le Portugal, soutenu par plusieurs délégations, a défendu la mise en place d’un système européen de réassurance en cas de catastrophes naturelles (https://aeur.eu/f/kvi ).
La demande du ministre José Manuel Fernandes a été soutenue par ses homologues d'Espagne, d'Italie, de Grèce, des Pays-Bas, de Slovénie, de Belgique, de Pologne et de France.
Christophe Hansen, le commissaire européen à l’Agriculture, a reconnu que la réserve agricole de crise (450 millions d'euros par an) constituait « une goutte d’eau dans l’océan ». Il a ajouté que la réassurance pourrait constituer une piste à explorer, notamment en partenariat avec la Banque européenne d’investissement (BEI).
Par ailleurs, la Roumanie, soutenue par la Hongrie, Malte, la Pologne et la Slovaquie, a évoqué la crise que traverse le secteur porcin (EUROPE 13811/6). Ces États membres (de même que l'Italie) ont préconisé une aide exceptionnelle.
L'Allemagne a estimé, au contraire, que cette intervention n’était pas justifiée. M. Hansen a indiqué que les prix du porc étaient en train de remonter. Selon lui, l’accord UE/Mercosur pourrait offrir des débouchés aux producteurs de l'UE et la situation ne justifie pas, à ce stade, de mesures exceptionnelles. (Lionel Changeur)