La Haute Représentante de l’UE, Kaja Kallas, a appelé, lundi 23 février, à renforcer les outils de l’UE pour lutter contre la manipulation d'informations et les ingérences étrangères (FIMI).
« Pour gagner une bataille, il faut un bouclier et une épée. Nous construisons déjà le bouclier de la démocratie ; il nous faut maintenant affûter notre épée. Cela implique de passer d'alertes et d'évaluations rapides à une riposte plus ferme contre nos adversaires en ligne », a-t-elle souligné à l’issue du Conseil des Affaires étrangères. Elle a ajouté que les ministres des Affaires étrangères avaient réaffirmé « la nécessité d'une communication plus claire (des) valeurs européennes et de ce que représente l'Europe : le renforcement des sanctions contre les réseaux FIMI et le renforcement de la coopération concernant l’application de la loi ».
Selon une source européenne, il pourrait aussi s’agir d’avoir un responsable du sujet dans chaque délégation de l’UE à travers le monde afin de mieux coordonner les messages européens.
À son arrivée, la ministre roumaine des Affaires étrangères, Oana-Silvia Țoiu, a estimé que les Européens avaient besoin, au-delà du bouclier, d’une « immunité européenne face à ces ingérences. Et cela implique des médias libres, des ressources pour les journalistes indépendants et des investissements dans notre résilience, notre éducation et notre résilience sociétale ». Elle a précisé que son pays, qui a fait face à de telles ingérences, pouvait partager son expérience, mais aussi collaborer avec d'autres pays afin de créer de meilleurs instruments pour prévenir et combattre ce type d'ingérence dans les démocraties européennes. (Camille-Cerise Gessant)