Le Parlement européen a rappelé, mercredi 21 janvier, que le régime de sanctions de l'UE à l'encontre des personnes et entités responsables de violations graves des droits de l’homme dans le monde (loi Magnitski) était un « instrument indispensable de politique étrangère ».
Dans le rapport d'Antonio López‑Istúriz White (PPE, espagnol) qu'ils ont adopté (440 voix pour, 127 contre et 59 abstentions) sur la lutte contre l’impunité au moyen de sanctions de l’Union, y compris le régime mondial de sanctions de l’Union en matière de droits de l’homme, les députés expliquent que le régime se heurte encore à des obstacles opérationnels, géographiques et juridiques qui l'empêchent d'atteindre son plein potentiel.
Ainsi, le PE appelle à une évaluation d'impact de l'efficacité du régime, à son harmonisation avec les partenaires internationaux, à une meilleure application par les États membres, car « les mesures restrictives de l’Union ne peuvent être pleinement efficaces que si elles sont interprétées, appliquées et mises en œuvre de manière cohérente, rapide et uniforme par tous les États membres », et à un renforcement de la transparence et de la responsabilité.
Les eurodéputés ont également réaffirmé leur soutien à l'intégration de sanctions anticorruption dans le cadre de l'UE.
Voir le rapport : https://aeur.eu/f/kca (Camille-Cerise Gessant)