Le secrétaire général de l’OTAN, Mark Rutte, a estimé, jeudi 22 janvier à Davos, que le soutien des Alliés à l’Ukraine devait être plus égalitaire entre ces derniers.
« Le soutien doit être plus largement réparti, il ne peut pas dépendre seulement de la Norvège, des Pays-Bas, du Canada, du Danemark, de l’Allemagne et de quelques (couples) autres pays », a-t-il expliqué. Selon lui, la situation actuelle n’est pas durable (sustainable) et de « trop nombreux pays » ne font pas assez.
S'il a espéré un accord de paix rapidement, le secrétaire général a aussi rappelé qu'avant un tel accord, et alors que la Russie continue de bombarder durement l’Ukraine, il fallait continuer de soutenir militairement Kiev. « Les États-Unis sont prêts à fournir des équipements payés par les Européens et le Canada », a-t-il rappelé, faisant référence à l’initiative PURL. M. Rutte a mis en avant la nécessité de fournir à l’Ukraine des intercepteurs de défense aérienne.
« Tous nos alliés se sont engagés à apporter leur contribution (pour aider l’Ukraine). Mais nous pouvons et devons faire davantage », a confirmé l’amiral Giuseppe Cavo Dragone, chef du comité militaire de l’OTAN.
De son côté, le Commandant suprême des forces alliées en Europe (SACEUR), le Général Alexus G. Grynkewich, a estimé qu’il était de la responsabilité des Alliés « d'aider les Ukrainiens à se renforcer autant que possible ». « Je pense que nous continuerons à le faire en temps de paix, même si les paramètres de l'accord de paix en définiront les modalités », a-t-il ajouté.
Le président ukrainien, Volodymyr Zelensky, a évoqué jeudi à Davos des discussions « trilatérales » entre son pays, les États-Unis et la Russie dans les prochains jours. (Camille-Cerise Gessant)