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Bulletin Quotidien Europe N° 13792
CONSEIL EUROPÉEN / Proche-orient

Les États membres de l’UE circonspects dans leur position vis-à-vis du Conseil de la Paix de Donald Trump

Si la plupart des États membres et l’Union européenne elle-même ont été invités à participer au Conseil de la Paix (EUROPE 13789/23), ils sont désunis sur la réponse à y donner. Bien qu'un diplomate européen ait précisé, jeudi 22 janvier, que les États membres étaient convenus au niveau des ambassadeurs auprès de l’UE qu’il fallait de la coordination, une source européenne a affirmé ne pas s’attendre à une réponse coordonnée des Européens sur leur participation à ce Conseil.

Alors que la Hongrie et la Bulgarie ont participé à la cérémonie de signature de la Charte fondamentale de ce Conseil de la paix, jeudi, avec une vingtaine d’autres pays, plusieurs États membres, dont la France et l'Espagne, ont pour le moment refusé de le rejoindre.

« Nous avons de sérieux doutes quant à plusieurs éléments de la Charte du Conseil de la paix, notamment concernant son champ d'application, sa gouvernance et sa compatibilité avec la Charte des Nations Unies », a expliqué le président du Conseil européen, António Costa, à l'issue du sommet européen informel, jeudi. 

« Les propositions telles qu’elles ont été présentées vont au-delà de ce que de nombreux États membres peuvent accepter », a ajouté le Premier ministre luxembourgeois, Luc Frieden. Selon le Premier ministre irlandais, Micheál Martin, la proposition américaine de Conseil est « très différente de celle initialement envisagée par la résolution de l'ONU ».

Cependant, « nous sommes prêts à collaborer avec les États-Unis à la mise en œuvre du Plan de paix global pour Gaza, avec un Conseil de la paix exerçant sa mission en tant qu'administration de transition, conformément à la résolution 2803 du Conseil de sécurité des Nations Unies », a précisé M. Costa.

Le Premier ministre grec, Kyriákos Mitsotákis, a proposé que les pays invités à participer au Conseil pour la paix signent leur adhésion, mais uniquement pour la question concernant la prochaine phase du processus de paix à Gaza et pour la durée nécessaire. « Nous voulons que l’Europe soit présente. Et je pense que (la Haute Représentante de l'UE) Kaja Kallas, ainsi que de nombreux autres pays, ont trouvé intéressante l’idée d’examiner — sinon une participation directe, ce qui peut être juridiquement complexe —, du moins une prise d’initiatives européennes afin que ce Conseil de la paix revienne à sa vocation initiale », a-t-il expliqué. (Camille-Cerise Gessant avec la rédaction)

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