Depuis son lancement en 2024, l'intelligence artificielle du réseau social X, Grok, accumule les polémiques. Ces dernières semaines, celle-ci a été utilisée par certains pour générer des images sexualisées de femmes sans consentement, notamment de mineures.
Interrogée lundi 5 janvier, la Commission européenne s'est dite « très préoccupée » par ces dérives. « Nous sommes tout à fait conscients que ce n'est pas 'osé'. C'est illégal, c'est révoltant, c'est dégoûtant », a répondu, acerbe, Thomas Regnier, porte-parole de l'institution. « Cela n'a pas sa place en Europe », a-t-il ajouté.
Grok a déjà été épinglé en novembre dernier, date à laquelle la Commission dit avoir envoyé une notification à X au sujet des dérives antisémites de son IA (EUROPE 13678/18), qui avaient provoqué un tollé en Europe.
« X est tout à fait conscient que nous prenons très au sérieux l'application rigoureuse du DSA et nous encourageons toutes les entreprises à s'y conformer », a rappelé Thomas Regnier, en faisant référence à l'amende de 120 millions d'euros infligée à la plateforme le 5 décembre dernier (EUROPE 13767/1).
Le porte-parole n'a pas précisé pour autant si la Commission comptait prendre des mesures supplémentaires contre X. (Isalia Stieffatre)