Le porte-parole du Service européen pour l’action extérieure a appelé les autorités iraniennes, samedi 3 janvier, à garantir les droits à la liberté d'expression, d'association et de réunion pacifique ainsi qu'à permettre la libre circulation de l'information et l'accès à Internet.
« Toutes les personnes arrêtées pour avoir exercé pacifiquement leurs droits doivent être libérées immédiatement », a-t-il plaidé dans un communiqué. Le porte-parole a également exhorté les forces de sécurité iraniennes à faire preuve de la plus grande retenue dans la gestion des manifestations pacifiques.
« Les autorités ont reconnu les difficultés socioéconomiques et celles-ci doivent être abordées par un dialogue inclusif, et non par la violence », a-t-il ajouté.
Fin décembre, déjà, dans une déclaration au nom de l’UE, la Haute Représentante, Kaja Kallas, avait exprimé la vive préoccupation de l’UE face au recours généralisé à la détention arbitraire par les autorités iraniennes pour réprimer les voix critiques dans le pays, en violation de leurs obligations au titre du Pacte international relatif aux droits civils et politiques. Elle avait appelé à libérer toutes les personnes détenues injustement pour avoir exercé leurs droits fondamentaux, notamment Narges Mohammadi, lauréate du Prix Nobel de la paix, arrêtée le 12 décembre. « Les défenseurs des droits humains doivent pouvoir faire entendre leur voix et mener à bien leur travail légitime sans risquer leur liberté », avait-elle souligné.
Lundi 5 janvier, le chef du pouvoir judiciaire iranien a annoncé qu’il n’y aurait « aucune indulgence » envers les « émeutiers ». (Camille-Cerise Gessant)