La commissaire européenne à la Méditerranée, Dubravka Šuica, et la Haute Représentante de l’UE pour les Affaires étrangères et la Politique de sécurité, Kaja Kallas, ont lancé, vendredi 28 novembre à Barcelone, avec les ministres des États membres et des pays partenaires méditerranéens, le 'Pacte pour la Méditerranée'. La Commission avait présenté le 'Pacte' le 16 octobre (EUROPE 13732/2).
« Trente ans après la Déclaration de Barcelone, nous inaugurons une nouvelle ère de notre engagement collectif en Méditerranée », a souligné Mme Šuica, estimant que, dans un contexte d’incertitudes géostratégiques et économiques, l’UE souhaitait renforcer ses relations avec ses partenaires de confiance et ses plus proches voisins.
« Aujourd'hui, une occasion unique se présente de redéfinir les relations de l'Union européenne avec ses voisins du Sud et de bâtir des fondements plus solides pour l'avenir », a ajouté Kaja Kallas.
Ce Pacte, qui définissait un « nouveau cadre de coopération ambitieux », selon Mme Šuica, sera suivi d’un plan d’action spécifique, qui devrait être présenté début 2026. Ce plan précisera les pays participants et les parties prenantes pour chaque initiative. Selon la Haute Représentante, le Pacte comprend plus de 100 initiatives portant sur de nombreux domaines, tels que l’énergie, le numérique, l’emploi et la formation, l’économie, la sécurité ou encore les migrations.
Lors de la conférence de presse à l'issue de la réunion ministérielle de l'Union pour la Méditerranée (UpM), la commissaire a rappelé qu'il convenait de veiller à créer de fortes synergies entre le Pacte et l'action de l'UpM. « Cette dernière est un partenaire de terrain précieux pour la mise en œuvre du Pacte, notamment pour le développement de réseaux et de projets phares », a-t-elle souligné.
Au-delà du 'Pacte pour la Méditerranée', les ministres de l'UpM ont approuvé une nouvelle 'vision stratégique' pour l'organisation. Elle repose sur trois piliers interdépendants : (1) connecter les personnes par l'éducation, la mobilité des jeunes, le développement des compétences, l'égalité des genres et l'inclusion sociale ; (2) connecter les pays en renforçant le dialogue, la résilience climatique, la sécurité de l'eau et de l'énergie et la préparation aux crises ; (3) connecter les économies en stimulant le commerce, la coopération numérique, les infrastructures durables et les investissements verts.
La nouvelle 'vision stratégique' et l’Accord de siège positionnent l’UpM comme la plateforme centrale pour apporter des solutions collectives aux défis communs, a expliqué l'organisation dans un communiqué. (Camille-Cerise Gessant)