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Bulletin Quotidien Europe N° 13762
SÉCURITÉ - DÉFENSE - ESPACE / DÉfense

Le soutien militaire à l’Ukraine et l’état de préparation de l’UE à l'ordre du jour du Conseil des ministres de lundi 1er décembre

Les ministres de la Défense des États membres de l’UE se réuniront à Bruxelles, lundi 1er décembre, pour discuter du soutien militaire à l’Ukraine et de l’état de préparation de défense de l’UE.

Ukraine. Les ministres se pencheront tout d’abord sur le soutien à l’Ukraine, actuel, mais aussi en cas d’accord de paix, avec les garanties de sécurité. Ils devraient discuter des options de financement du soutien militaire à l’Ukraine, qui pourrait notamment passer par le prêt de réparation.

Un point pourrait être fait sur l’initiative de la Haute Représentante sur les munitions. Selon une source européenne, « plus ou moins 80% » des 2 millions de munitions de gros calibre promises d’ici la fin de l’année auraient été effectivement livrées.

Le Conseil se penchera également sur le renforcement de la coopération industrielle de défense entre l’UE et l’Ukraine.

Les efforts déployés contre la 'flotte fantôme' russe pourraient être mentionnés. Il y a quelques jours, les ministres des Affaires étrangères ont appelé l’UE à renforcer cette lutte (EUROPE 13756/2). Selon une source européenne, il faut « utiliser tous les moyens civils et militaires pour rendre les opérations de la 'flotte fantôme' plus coûteuses et plus difficiles, tout en veillant au respect total du droit international ». L’UE veut négocier des accords préalables pour des araisonnements de navires de la flotte et renforcer les synergies avec les activités de l'OTAN.

La Haute Représentante de l’UE fera également le point sur les travaux en cours concernant la contribution de l'UE aux garanties de sécurité pour l'Ukraine.

Par ailleurs, les ministres discuteront avec leur homologue ukrainien, Denys Shmyhal, et la secrétaire générale adjointe de l'OTAN, Radmila Shekerinska.

Préparation. Le Conseil examinera ensuite l'état de préparation de la défense de l'UE. Les ministres devraient mettre l'accent sur la mise en œuvre de la 'feuille de route' pour la préparation de la défense à l'horizon 2030, adoptée le 16 octobre 2025 (EUROPE 13732/1) et sur le « paquet de défense » (proposition sur la mobilité militaire et 'feuille de route' pour la transformation de l'industrie de défense de l'UE) présenté par la Commission et la Haute Représentante le 19 novembre (EUROPE 13755/1, 13755/2). 

Ils discuteront notamment des travaux menés dans les neuf domaines de capacités prioritaires et pourraient en outre formuler des recommandations et des orientations concernant la mise en oeuvre de la feuille de route pour la préparation de la défense.

Pas d'accord UE-Royaume-Uni sur SAFE. Le Conseil devrait discuter de la mise en œuvre de l’instrument SAFE alors que la date limite pour la soumission officielle des demandes était fixée au 30 novembre 2025.

Vendredi, les négociations se poursuivaient concernant la participation du Canada à l'instrument. « Nous espérons parvenir à un accord avant dimanche », soit la date limite, a expliqué vendredi le porte-parole de la Commission européenne, Thomas Regnier.

Le Royaume Uni, lui, a annoncé le même jour l'échec des discussions avec l'UE. « Bien qu'il soit décevant de ne pas avoir pu conclure les discussions sur la participation du Royaume-Uni à la première phase de SAFE, l'industrie de défense britannique pourra toujours participer à des projets via SAFE, selon les modalités applicables aux pays tiers », a déclaré le ministre britannique chargé des relations avec l'UE, Nick Thomas-Symonds. « Les négociations se sont déroulées de bonne foi, mais notre position a toujours été claire : nous ne signerons que des accords qui servent l’intérêt national et offrent un bon rapport qualité-prix », a-t-il ajouté. Les discussions ont achoppé sur le montant de la contribution financière de Londres à SAFE. La dernière offre de l'UE portait sur une contribution de 2 milliards d'euros (contre 6,75 au début de la négociation) alors que les Britanniques ne voulaient mettre que quelques centaines de millions d'euros.

AED. À l'issue du Conseil, le conseil d'administration de l'Agence européenne de défense (AED) se réunira et devrait discuter des moyens de renforcer l’AED, comme demandé par le Conseil européen d’octobre (EUROPE 13736/3). Le conseil d’administration devrait discuter du budget de l’Agence pour 2026, du plan d’effectifs et du cadre de planification triennal. Les ministres examineront également une synthèse des propositions de projets de développement de capacités collaboratives à moyen et long terme. (Camille-Cerise Gessant)

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