Plus de la moitié des personnes vivant avec le VIH en Europe sont diagnostiquées trop tard, menaçant les efforts pour mettre fin au SIDA d’ici 2030, selon des données publiées jeudi 27 novembre par le Centre européen de prévention et de contrôle des maladies (ECDC) et l’OMS/Europe.
En 2024, 105 922 nouveaux cas ont été diagnostiqués dans la région européenne de l’OMS, qui couvre 53 pays en Europe et en Asie centrale. Parmi ces cas, 54% ont été identifiés tardivement, c’est-à-dire avec un nombre de lymphocytes CD4 inférieur à 350/mm³, rendant le traitement antirétroviral moins efficace et augmentant les risques de transmission et de complications.
Dans l’UE et l’Espace économique européen (30 pays), 24 164 nouveaux diagnostics ont été enregistrés, soit un taux de 5,3 pour 100 000 habitants. Près de la moitié (48%) de ces diagnostics sont tardifs. Les relations sexuelles entre hommes restent le mode de transmission le plus courant (48%), mais les infections hétérosexuelles sont en hausse.
Les migrants sont particulièrement touchés, selon les données (plus de la moitié des nouvelles infections dans l’UE/EEE). Les experts appellent à des stratégies de dépistage innovantes. (Lionel Changeur)