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Bulletin Quotidien Europe N° 13761
POLITIQUES SECTORIELLES / Transports

Dix États membres de l’UE demandent d’assouplir les exigences du règlement sur le déploiement d'une infrastructure pour carburants alternatifs

L'Estonie, la Bulgarie, la République tchèque, la Finlande, la Hongrie, l'Italie, la Lettonie, la Pologne, la Roumanie et la Slovaquie ont signé une déclaration demandant d’assouplir les exigences du règlement ‘AFIR’ sur le déploiement d'une infrastructure pour carburants alternatifs pour les véhicules lourds, mercredi 26 novembre. Cette déclaration sera communiquée aux autres États membres lors du Conseil ‘Transports’, qui se tiendra jeudi 4 décembre.

Celle-ci souligne que, « si la transition vers des technologies 'zéro émission' dans le secteur des transports reste un objectif clé de l'UE, les objectifs ambitieux du règlement 'AFIR’ ont été adoptés dans un contexte géopolitique et économique différent. Les signataires souhaitent que les différences géographiques, économiques et politiques entre les États membres soient reconnues ». Ces différences entraînent, selon eux, des difficultés telles qu'« une capacité de réseau insuffisante, des contraintes budgétaires et une faible demande du marché pour les chargeurs, ce qui rend très difficile la mise en œuvre complète des objectifs actuels d'ici 2030 ».

La plus grande flexibilité souhaitée concernerait : - la distance entre les chargeurs ; - la puissance de sortie des stations de recharge individuelles ; - les exigences pour les routes dont le trafic quotidien moyen annuel est inférieur à 2 000 véhicules lourds. 

Les États membres aimeraient aussi que soit garantie la possibilité d'une double utilisation des chargeurs de poids lourds pour les véhicules légers afin de s'assurer que les infrastructures ne restent pas inutilisées en cas de manque de demande de la part des poids lourds.

« Ne pas donner ces flexibilités pourrait entraîner des investissements coûteux qui pourraient ne pas être suffisamment utilisés pour justifier les dépenses », selon eux. « Cette situation pose un défi important, en particulier compte tenu de l'attention portée par le public aux implications budgétaires et à la défense nationale, qui nécessite tous les investissements disponibles pour garantir la sécurité des citoyens et la stabilité des marchés dans le contexte politique actuel », ont-ils estimé.

Cette déclaration est opposée à celle des ministres des Transports et des Infrastructures de Belgique, du Danemark, d'Allemagne, de Lituanie, de Malte, des Pays-Bas, d'Autriche, de Pologne et de Suède, dans laquelle ces pays se sont engagés à faire progresser la transition vers un fret routier 'zéro émission' le long du réseau transeuropéen de transport (RTE-T), en septembre (EUROPE 13710/8).

Lire la déclaration (en anglais) : https://aeur.eu/f/jpc  (Anne Damiani)

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