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Bulletin Quotidien Europe N° 13761
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PLÉNIÈRE DU PARLEMENT EUROPÉEN / PÊche

Les eurodéputés s’inquiètent de l’impact de la crise sur les revenus des pêcheurs de l’UE

De nombreux eurodéputés ont exprimé, mercredi 26 novembre à Strasbourg, leurs inquiétudes quant à l’avenir du secteur de la pêche en Europe, confronté à une grave crise qui fragilise les revenus des pêcheurs.

Lors d’un débat sur les possibilités de pêche pour 2026, avant les décisions des ministres européens de la Pêche les 11 et 12 décembre, les membres du Parlement européen ont évoqué plusieurs sujets.

Baltique. De nombreux eurodéputés, dont Emma Wiesner (Renew Europe, suédoise), ont déploré le mauvais état des stocks dans cette zone. La commissaire Maria Luís Albuquerque, au nom de la Commission européenne, a admis que la situation en mer Baltique était « alarmante » et que la plupart des stocks de poissons sont dans un état « préoccupant ».

« C’est pourquoi la Commission estime toujours que sa proposition initiale aurait été plus bénéfique pour restaurer les stocks », a-t-elle dit, en référence aux décisions du Conseil, qui ont atténué les restrictions proposées initialement.

« Malgré les avertissements, les ministres européens de la Pêche ont une fois de plus choisi d’augmenter le quota de hareng dans la Baltique centrale pour l’année prochaine », a ainsi déploré la Suédoise Isabella Lövin, au nom du groupe Verts/ALE.

Méditerranée. Maria Luís Albuquerque a indiqué avoir entendu les appels, dans l’hémicycle, en faveur d’une révision du plan pluriannuel de gestion des stocks en Méditerranée occidentale. « Bien que la Commission n’exclue pas une éventuelle modification future du plan, une évaluation approfondie et une analyse d’impact des différents scénarios politiques possibles devront d’abord être menées », a-t-elle souligné. Dans l’intervalle, la Commission utilisera toutes les flexibilités possibles offertes par la législation actuelle pour garantir que « nos pêcheurs puissent continuer à pêcher et pour récompenser leurs efforts en renforçant autant que possible le mécanisme de compensation actuel ». Ce dernier permet notamment d’accorder, sous conditions, des jours de pêche supplémentaires (EUROPE 13760/18).

« Beaucoup de flottes se retrouvent aujourd’hui face à la perspective de seulement six semaines d’activité par an, un niveau qui ne permet à aucun secteur de rester viable. L’intention du commissaire d’accorder davantage de jours de mer l’année prochaine est positive, mais nous avons désormais besoin de décisions concrètes », a dit notamment Gabriel Mato (PPE, espagnol). Isabelle Le Callennec a estimé que « quand des efforts d'adaptation ont été accomplis par les pêcheurs, comme récemment en Méditerranée, il faut accepter de stabiliser les règles ».

Pays tiers. De nombreux députés, dont Bert-Jan Ruissen (CRE, néerlandais), ont demandé à la Commission de sévir contre la Norvège, accusée de pratiquer une pêche non durable du maquereau dans l’Atlantique Nord-Est, et d’utiliser l’ensemble des outils européens, notamment les dispositions du règlement récemment modifié concernant la pêche non durable pratiquée par des pays tiers.

Le commissaire Costas Kadis « suivra attentivement les résultats des discussions en cours et les examinera à la lumière des évolutions et dans le respect du droit international », a assuré la représentante de la Commission. Entretemps, M. Kadis a engagé des échanges « afin de tenter de parvenir à une solution de compromis adéquate tout en préservant nos intérêts légitimes », a conclu Mme Albuquerque. (Lionel Changeur)

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