Selon un rapport publié mercredi 26 novembre par l’Association pour les marchés financiers en Europe (AFME), l’Union européenne n’a réduit que modestement son retard de compétitivité face aux grands marchés de capitaux mondiaux en 2025. Malgré des émissions obligataires record et l’essor des capitaux privés, l’organisation relève des faiblesses structurelles, des introductions en bourse (IPO) en berne et une fragmentation persistante des marchés.
Les entreprises européennes ont placé un volume d’obligations inédit, portant à environ 13% la part de leur financement directement issue des marchés. Les IPO, en revanche, ont reculé de 23%, tandis qu’elles progressaient de 20 à 60% aux États-Unis, en Chine, au Japon et en Australie.
Par ailleurs, les marchés de capitaux de l'UE demeurent peu développés, ne représentant que 3% du PIB de l’UE, contre 8% aux États-Unis. Le transfert de prêts a ralenti également, les produits titrisés ne pesant que 1,6% des prêts en cours au premier semestre 2025, contre 7,5% outre-Atlantique.
L’Europe conserve toutefois son statut de premier marché mondial pour les transactions de 'Significant Risk Transfer' (SRT).
Enfin, toujours selon les données du rapport, l’intégration intra-UE s’est améliorée, portée par une hausse des détentions transfrontalières d’actifs de portefeuille et par une légère progression des opérations de fusions-acquisitions au sein de l’Union.
Seulement 6% de la levée de capitaux en actions dans l’UE s'est faite en dehors de la place boursière du pays d'établissement des entreprises, contre un niveau stable de 10 à 14% observé il y a vingt ans.
Voir le rapport de l'AFME: https://aeur.eu/f/jo2 (Bernard Denuit)