« L’environnement international reste volatil, et la zone euro - une économie ouverte, bien intégrée dans les chaînes d’approvisionnement mondiales et les marchés financiers internationaux - pourrait être confrontée à des tensions à venir », a averti, mercredi 26 novembre, le vice-président de la Banque centrale européenne (BCE), Luis de Guindos, à l'occasion de la publication d'un examen de stabilité financière réalisé par l'institut monétaire de Francfort.
Malgré l’apaisement partiel des tensions commerciales depuis le printemps, la BCE souligne, dans son analyse, que les vulnérabilités du système financier demeurent élevées dans un contexte d’incertitude persistante lié aux évolutions géoéconomiques et à l’impact des droits de douane. Les marchés restent, selon elle, exposés à de brusques corrections.
L'institut monétaire met aussi en garde contre les tensions budgétaires dans plusieurs économies avancées de la zone euro, susceptibles d'ébranler la confiance des investisseurs et de provoquer des mouvements soudains de capitaux. Ces risques externes, combinés à des besoins d’émission croissants et à des défis structurels - vieillissement démographique, transition climatique, productivité faible -, pourraient peser davantage sur les conditions de financement de la zone euro.
Si le secteur bancaire européen apparaît globalement résilient, la BCE relève que les banques demeurent exposées aux entreprises sensibles aux droits de douane et à un renforcement de leurs interconnexions avec les acteurs financiers non bancaires.
L'institut monétaire appelle au maintien des mesures macroprudentielles en vigueur et à un renforcement de la surveillance du secteur financier non bancaire, afin de préserver la stabilité du bloc.
Lien vers l'examen complet de la BCE : https://aeur.eu/f/jo6 (Bernard Denuit)