Lors du Conseil des Affaires économiques et financières, vendredi 10 octobre, les ministres européens des Finances ont adopté, en amont de la 30e conférence des parties à la convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP30) au Brésil, les conclusions du Conseil sur le financement de l'action climatique.
Celles-ci indiquent que, pour augmenter encore ce financement, il est nécessaire de continuer à rendre les flux financiers compatibles avec une évolution vers le « bas carbone » et à réformer l'architecture financière « dans chaque pays et au niveau international ».
Les conclusions insistent sur la nécessité d'étudier les « solutions innovantes » visant à élargir les sources de financement de l'action climatique à des conditions favorables, en particulier pour ce qui a trait à l'adaptation, « y compris au moyen d'instruments tels que la tarification du carbone et les prélèvements visant à mettre en œuvre l'action climatique, ainsi qu'en développant les incitations à la neutralité carbone ».
Les ministres soutiennent plus largement l’objectif « volontaire » acté lors de la COP29 de financement d’au moins 1 300 milliards de dollars par an d'ici 2035 en faveur des pays en développement (EUROPE 13533/5).
Sur ce point, les conclusions du Conseil mentionnent la 'feuille de route' de Bakou à Belém vers les 1 300 milliards de dollars ('Baku to Belém Roadmap to USD 1.3 trillion'), qui devrait rendre compte de « la nécessité urgente de débloquer des capitaux privés nettement plus importants en faveur de l'action climatique ».
Les conclusions rappellent qu’avec la Banque européenne d'investissement (BEI), l'UE et ses États membres sont « les principaux bailleurs de fonds publics internationaux consacrés à l'action climatique », ayant augmenté de 75% leur contribution financière internationale à l'adaptation des pays en développement entre 2019 et 2023.
Enfin, les ministres demandent à la Commission européenne de fournir un aperçu des flux internationaux de financement de l'action climatique en provenance de l'UE pour l'année 2024, y compris de ses États membres et de la BEI, en vue de son approbation par le Conseil en amont de la COP30.
Pour voir les conclusions : https://aeur.eu/f/ixh (Pauline Denys)