Très impliqué aux côtés de l’Ukraine depuis l’agression armée déclenchée contre ce pays par la Russie en février 2022, le Conseil de l’Europe est partie prenante de la « Conférence sur le redressement de l’Ukraine 2025 », qui s’est tenue à Rome les 10 et 11 juillet.
Le Secrétaire général, Alain Berset, et le Commissaire aux droits de l’homme, Michael O’Flaherty, y ont participé, de même que des membres du Congrès des pouvoirs locaux et régionaux emmenés par leur président, Marc Cools, et Carlo Monticelli, gouverneur de la Banque de développement du Conseil de l’Europe.
Était présente également Thórdís Kolbrún Reykfjord Gylfadóttir, Envoyée spéciale du Secrétaire général sur la situation des enfants d’Ukraine, thème auquel le Conseil de l’Europe a consacré une conférence de haut niveau le 9 juillet dernier.
Mariana Betsa, vice-ministre des Affaires étrangères de l'Ukraine, y a précisé qu’au moins 20 000 enfants ukrainiens ont été enlevés par la Russie depuis 2022, et que cette pratique systématique faisait partie de la « guerre génocidaire contre l'Ukraine ».
À ce jour, seuls 1 400 enfants ont pu être ramenés.
Pour Thórdís Kolbrún Reykfjord Gylfadóttir, il s’agit d’une volonté de « détruire l’identité et l’avenir de l’Ukraine ».
Lors de l’ouverture de la Conférence, le Secrétaire général, Alain Berset, a annoncé que la prochaine étape du Registre des dommages de la guerre d'agression de la Russie contre l'Ukraine créé sous l’égide du Conseil de l’Europe sera d'introduire une nouvelle catégorie pour documenter les préjudices subis par les enfants, y compris leur transfert forcé ou leur déportation.
Par ailleurs, a souligné le Secrétaire général, le Plan d’action du Conseil de l’Europe pour l’Ukraine intitulé 'Résilience, relance et reconstruction' prévoit le renforcement des capacités en matière d’éducation, des mesures de protection de l’enfance et une prise en charge des traumatismes.
Il a également insisté sur l'importance du Tribunal spécial pour le crime d’agression créé par le Conseil de l’Europe et l’Ukraine en juin dernier et sur le rôle essentiel que doit jouer la justice pour que les criminels de guerre n’aient nulle part où se cacher. (Véronique Leblanc)