Les négociateurs du Parlement européen et du Conseil de l’UE ont relancé les discussions, mardi 17 juin, sur la révision du ‘système de préférences généralisées’ (‘SPG’ ou GSP en anglais), pour lequel les pourparlers étaient bloqués depuis 2023 (EUROPE 13371/5, 13211/31). Pour rappel, le SPG permet de supprimer les tarifs sur les exportations vers l'UE des pays en développement et des pays les moins développés.
Si un accord n’a pas été trouvé ce 17 juin, les colégislateurs espèrent l'obtenir dès la semaine prochaine, lors d’une potentielle session de négociations interinstitutionnelles (‘trilogue’). La date de mercredi 25 juin a été suggérée, mais n'est pas confirmée.
Des progrès ont pu être atteints ces derniers jours grâce à une position plus souple des députés sur la question des réadmissions de ressortissants de pays tiers illégalement présents sur le sol européen. Jusqu'ici, le PE refusait de subordonner les aides du SPG à la réadmission des migrants. Mais les négociateurs du PE sont enclins à faire un pas vers le Conseil et à accepter cet élément, selon deux sources au fait des discussions.
La seule question à régler désormais est celle des sauvegardes pour les agriculteurs européens, qui sont affectés par les importations venant de pays bénéficiaires du SPG. Les députés s'inquiètent particulièrement du sort des producteurs de riz dans l'UE et demandent des garanties plus fortes.
Même au sein du Conseil, certains pays, comme l'Italie et l'Espagne, voudraient également une sauvegarde plus automatique, et donc plus réactive sur les importations de riz. Toutefois, certains États membres à la tradition libérale sont plutôt contre le principe. (Léa Marchal)