L'Union européenne tient actuellement une ligne dure concernant ses relations avec Pékin, malgré les tentatives de rapprochement de ces derniers mois. En amont du sommet bilatéral qui doit avoir lieu en juillet à Bruxelles, l'UE a annulé son dialogue économique de haut niveau avec la Chine, qui devait avoir lieu les 24 et 25 juin, selon une information du Financial Times. En cause, l'absence de progrès au sujet des différends commerciaux qui opposent les deux blocs.
La Commission européenne répète à l'envi qu'elle est disponible pour trouver une solution avec Pékin sur les véhicules électriques chinois, par exemple. Cependant, les discussions n'ont toujours pas permis une percée.
Récemment, la Commission a même proposé aux États membres de restreindre l'accès à certains marchés publics européens pour les entreprises chinoises (EUROPE 13652/27).
Au G7, lundi 16 juin, la Présidente de la Commission européenne n'a pas mâché ses mots pour décrire les pratiques commerciales chinoises : « La Chine a largement montré qu'elle n'était pas disposée à vivre dans les contraintes du système international fondé sur des règles ». Et de décrire les manières dont Pékin use pour inonder les marchés mondiaux de ses produits et dominer de plus en plus de secteurs stratégiques.
Elle a insisté particulièrement sur le cas des terres rares très stratégiques pour la double transition, et pour lesquelles la Chine détient un quasi-monopole.
Ursula von der Leyen a encouragé les dirigeants du G7 à s'unir pour contrer la domination chinoise sur les marchés. Cela passe par des chaînes de valeur résilientes et, donc, par une diversification de l'approvisionnement en matières premières critiques. (Léa Marchal)