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Bulletin Quotidien Europe N° 13658
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SÉCURITÉ - DÉFENSE - ESPACE / Espace

Baisse possible des financements de la NASA - les États membres demandent à l’ESA de renforcer la résilience et l’autonomie de l’Europe

Les États membres de l’Agence spatiale européenne ont demandé à celle-ci, mercredi 11 et jeudi 12 juin, lors de leur Conseil ministériel à Paris, « de veiller à ce que l'Europe renforce sa résilience et son autonomie pour ses propres objectifs, afin de disposer des technologies dont (elle aura) besoin dans un avenir proche », a annoncé le directeur général de l’ESA, Josef Aschbacher.

« Non seulement dans l'exploration, mais aussi dans la science, l'observation de la Terre et bien d'autres domaines, nous souhaitons accroître notre résilience et notre autonomie pour les missions et activités dont nous avons besoin », a-t-il ajouté devant les médias.

Prenant l’exemple du projet d'astromobile ExoMars, baptisé Rosalind Franklin, qui pourrait être touché par les coupes budgétaires de la NASA, M. Aschbacher a expliqué que la NASA avait proposé de fournir le lanceur, mais aussi l'unité de chauffage par radio-isotopes et le moteur de freinage, « car nous ne disposons pas encore de cette technologie en Europe ». « C'est pourquoi nous allons évidemment collaborer en Europe pour les développer. Cela prendra du temps », a-t-il souligné.

Lors de leur Conseil, les États membres ont discuté de l’impact des propositions budgétaires américaines concernant la NASA et des conséquences possibles sur les activités européennes, que l’ESA est en train d’évaluer (EUROPE 13639/26, 13634/22).

« Nous avons fait nos devoirs et nous les faisons encore, analysant l'impact, mais aussi les options et mesures possibles pour garantir que les investissements réalisés par nos États membres soient utilisés au mieux, éventuellement réorientés, si nécessaire, ou même que de nouvelles activités soient lancées », a expliqué M. Aschbacher, reconnaissant aussi qu’en cas d’annulations américaines, certaines activités devraient être gelées.

« Nous avons environ 19 missions en commun avec la NASA (…). Nous avons analysé tous ces projets et pensons qu'avec une bonne planification et les capacités que nous avons, nous pouvons potentiellement atténuer l'impact sur 16 d'entre eux », a précisé la directrice pour la science à l’ESA, Carole Mundell. Selon elle, si la proposition de budget américain était adoptée telle quelle, des mesures de redressement (recovery) seraient nécessaires concernant les missions LISA (Laser Interferometer Space Antenna), EnVision (une future mission spatiale pour explorer Venus) et NewAthena (qui devrait être le plus grand observatoire à rayons X jamais construit). (Camille-Cerise Gessant)

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