Étant donné que les capots plus hauts augmentent la gravité des collisions et réduisent la visibilité des conducteurs, le centre de réflexion Transport & Environment (T&E) recommande aux décideurs politiques d’en limiter la hauteur, dans un rapport publié mercredi 11 juin.
Pour les nouvelles immatriculations dans l'UE, au Royaume-Uni et en Norvège, la hauteur moyenne des capots des voitures neuves augmente de 0,5 centimètre par an, passant de 76,9 centimètres en 2010 à 83,8 centimètres en 2024. Or, ni la législation européenne ni les législations nationales ne limitent l'augmentation continue de la hauteur des capots.
Pourtant, lors d'accidents, les SUV et les pick-ups heurtent généralement les piétons adultes au-dessus du centre de gravité, touchant souvent en premier lieu les organes vitaux situés au centre du corps, avec un risque plus élevé de les projeter vers l'avant et vers le bas, et un risque accru de les écraser. En revanche, les capots bas ont tendance à heurter les jambes des piétons, ce qui augmente les risques qu'ils tombent vers le véhicule ou qu'ils soient projetés. De même, les conducteurs derrière de hauts capots peuvent ne pas voir les enfants devant eux.
Lire l'étude (en anglais) : https://aeur.eu/f/han (Anne Damiani)