Malgré le contexte de guerre, l’Ukraine a pu adopter une série de mesures législatives et politiques afin de garantir l’accès des victimes de la traite à la justice et à des recours effectifs, constate le Groupe d’experts du Conseil de l’Europe contre la traite des êtres humains (GRETA) dans un rapport publié jeudi 12 juin.
Ce rapport précise que l’Ukraine reste principalement un pays d’origine des victimes de la traite qui sont exploitées tant à l’étranger qu’à l’intérieur du pays.
Il s’agit principalement d’exploitation par le travail, celle-ci étant suivie par l’exploitation sexuelle, l’implication dans des activités criminelles et l’exploitation dans un conflit armé, la guerre d’agression déclenchée par la Russie en février 2022 ayant « considérablement accru les risques de traite ».
Parmi les recommandations adressées par le GRETA à l’Ukraine, on peut relever la mise en place d’un système d’indemnisation publique accessible aux victimes de la traite indépendamment de leur citoyenneté et de leur statut de résidence, la garantie d’un accès effectif à l’indemnisation et la mise en place de procédures adaptées aux enfants.
Le GRETA réclame aussi une disposition juridique spécifique relative à la non-sanction des victimes de la traite pour leur implication dans des activités illégales et appelle à fournir des conseils aux professionnels concernés sur son application.
Lien vers le rapport du GRETA : https://aeur.eu/f/haj (Véronique Leblanc)